L'Italien de la Belle Epoque
« Paris 2e : un italien parisien qui fait plaisir »
Ce cadre néo-1900 créé de toutes pièces en lieu et place d’un ancien salon de beauté qui devint une table de charme sous la houlette de Franck Maillot, ex prince de la nuit, qui gère la Belle Epoque, gaie brasserie rétro sise tout à côté, rue des Petits Champs, on vous en a parlé. C’était une table dédiée aux saveurs marines (« mer et coquillage »), c’est devenu une table italienne de qualité sous l’égide toujours du chef Mathieu Poirier, 35 ans, natif du Perche.
Cet ancien du Pré Catelan avec Frédéric Anton, de Lasserre avec Christophe Moret et de Divellec, relayé ici par un second d’origine romaine, joue une carte transalpine fort sérieuse et très artisanale avec des produits de qualité, fabriquant lui même ses pâtes et mitonnant ses recettes classiques et « tradi » avec doigté. Vitello tonnato, salade de poulpe à la sicilienne, gnudi aux épinards, gorgonzola et ricotta font des entrées fines et de grand goût.
Il y a encore les ravioli (dit « burratelli« ), avec burrata et jambon, le risotto Carnaroli aux cèpes, les spaghetti cacio et pepe avec pecorino et poivre de Kampot, les linguine carbonara qui font un registre farineux de qualité. On y ajoute des desserts pareillement soignés comme le crémeux tiramisu et le superbe Paris-Brest à la pistache de Sicile. On boit là dessus, sans se ruiner, le fruité chianti il Palazzo, en chantant la gloire de la simplicité heureuse. Un petit regret : les nappes et serviettes en papier, ici, le midi.











