Là-Haut au château du Haut-Barr
« Saverne : les gourmandises de « là-haut » »
Ils tenaient le Gourmet à Marmoutier. Ils sont devenus les stars gourmandes et populaires de Saverne. Manuela et Philippe Ghiloni, qui possèdent « Phil Good » en ville, face au château, dans ce qui se nomma jadis Muller-Oberling puis Hausalter et s’apprêtent à reprendre le Soldat de l’an II à Phalsbourg (ce sera pour novembre), sont désormais chez eux dans l’ancien restaurant du Château du Haut-Barr de Bernard Baudendistel, devenu Là-Haut, sous leur houlette, et qui domine la plaine d’Alsace de belle manière, en offrant d’utiles et digestives balades panoramiques.
L’ancienne ruine fortifiée vaut le coup d’oeil, comme le bâtiment lui même, avec ses colombages, son air de castel néo 1900 fort dépaysant. La vaste terrasse d’été offre également une bouffée de grand air en cas de canicule. Côté cuisine, la maison joue l’Alsace de tradition rajeunie en finesse, avec des standards de la brasserie et de la winstub bien mis en valeur.
Foie gras de canard mi cuit, salade de crudités ou de choucroute aux cervelas rôtis, telle que la pratiquaient jadis les frères Schneider à l’Arsenal à Strasbourg, timbale de volaille et spaetzle avec sa croûte feuilletée (légère), reproduisant avec agilité un classique de la voisine Taverne Katz et qui prend des airs de bouchée à la reine sans lourdeur, sont pile poile.
Il y aussi la choucroute garnie, les tartes flambées, servies midi et soir – c’est rare! -, le filet de boeuf à la diable, le cervelas et la salade « mixte » (cervelas gruyère). Et les desserts tous bienvenus comme le strudel aux pommes, la tarte aux mirabelles ou le kougelhopf glacé (maison!) au marc de gewurz. Le choix de vins fait plaisir à tous les prix et le gewurztraminer du domaine Notre-Dame de Dusenbach 2020 fait une grand bouteille de charme, se mariant, sans sucre inutile, avec un repas de fête.













