Biarritz : Pluma, la nouvelle table qui prend le large
Face à l’océan, l’ancien Café de Paris change de plume et devient Pluma. Le groupe Famose-Brémond installe ici une table qui joue franchement la carte du partage : on commande, on pose les assiettes au milieu et chacun pioche. Une formule dans l’air du temps, mais qui fonctionne d’autant mieux quand la cuisine suit.
Aux fourneaux, Marc Bonichon et Romain Leclerc, avec la même brigade depuis l’ouverture, envoient une cuisine voyageuse qui part du pays basque sans s’y enfermer. Chipirons croustillants à la mayonnaise gingembre-citron, tacos de tartare de thon rouge, anticucho et pecorino, croquetas de txuleta maturée ou encore cœurs de canard laqués façon yakitori : ça croque, ça pique, ça voyage, parfois un peu beaucoup, mais toujours avec entrain.
La suite est plus iodée. Exquis merlu façon tom yum, coco et citronnelle, riz aux amandes ; thon rouge au poivre, légumes au wok, sésame et katsuobushi — à surveiller toutefois côté cuisson, car trop cuit il devient sec — et surtout ce bar entier découpé à table, qui rappelle opportunément que Biarritz demeure une ville de mer avant d’être une destination de concepts.
Pour finir, deux desserts jouent la carte de la régression assumée : soufflé au chocolat, glace café ou amusantes fraises, chantilly, sablé et barbe à papa. On arrose cela d’un rosé du domaine de la Rouillère ou d’un irouléguy rouge du domaine Arretxea.
Pluma ne cherche donc pas à choisir entre le Pays basque, l’Espagne et l’Asie : il mélange les souvenirs de voyage, les produits d’ici et quelques effets de mode, avec une équipe jeune, un service enjoué et beaucoup d’enthousiasme. Et puis, à Biarritz, lorsqu’une table donne directement sur l’océan, il faut vraiment avoir mauvais caractère pour lui reprocher de regarder ailleurs.
Pluma
5 place Bellevue, 64200 Biarritz
Tél. : 05 59 51 86 69
Fermeture hebdo : aucune.
Carte : 55-75 €
Menu : 29 (formule, déj.) €
hotel-cafedeparis-biarritz.com















Tres decue par les croquettes d’un niveau moyen et par l’onglet servi avec un quatuor de sauces inutiles et des frites mediocres….