Tenay : le Grand Café de Coline
Il y a des lieux qui renaissent sans rien perdre de leur âme. À Tenay, Coline Llobet, qui travaillait jadis dans une salle de concert lyonnaise, a redonné vie au Grand Café, ce bistrot de village des années 1950 où l’on vient autant pour partager un repas que pour retrouver un peu de chaleur humaine. Le décor a gardé son charme populaire, l’accueil est franc, souriant, sincère.
Dans l’assiette, la cuisine regarde le marché et les saisons avec gourmandise : terrine maison aux noisettes et cranberries, panzanella à la focaccia et à la pastèque, délicate terrine végétale aux olives et miso, puis de superbes gnocchis nappés d’un généreux ragoût de veau et de bœuf relevé d’une gremolata. On aime aussi la tartelette à la recuite d’Arandas, blettes et tomates cerises, les empanadas de porc effiloché au sésame et à la moutarde, ou encore la crème de céleri et d’ail escortée de boulettes d’agneau.
Les douceurs ne déçoivent pas : brioche perdue, yaourt de brebis, coulis d’abricots à la fleur d’oranger, ou glace vanille maison avec huile d’olive et nectarines au sirop de thé. La cave fait la part belle au Bugey et aux vignerons voisins : un chardonnay de Chazey-Bons, les cuvées des Cortis de Napées (Decoster-Coiffier) à Andert-et-Condon, ou encore le savoureux « À Deux » de François Galeyrand, mariage de gamay et de mondeuse.
Une adresse simple, vivante, généreuse, qui prouve qu’un café de village peut redevenir le plus beau des lieux de rencontre. Voilà une halte qui donne envie de revenir.`












