Hôtel Lou Calen
« Cotignac : magique Lou Calen »
On vous a tout dit il y a trois ans sur cet hôtel, en devenir. Le lieu fut jadis tenu par Huguette Caren, aubergiste des années 1970, qui le baptisa (« lou calen » qui en provençal désigne la lampe à huile), accueillant les chanteurs en visite au proche studio Miraval, tels Henri Salvador, Serge Lama, Brigitte Bardot, les Pink Floyd, The Cure et, bien sûr, Joe Dassin qui y célébra son mariage. L’hôtel a été agrandi, bouleversé, se dotant d’un jardin extraordinaire, d’un bistrot-rôtisserie, d’un comptoir à pastis, plus un « tailleur de bière », dont on vous déjà parlé, et d’un centre d’art contemporain au village, sans omettre son gourmand Jardin Secret, sous la houette de Benoît Witz.
Il y a désormais 24 chambres et suites exquises (il devrait y en avoir 34 au total), parfois modernes, parfois moins, à la fois charmeuses et fonctionnelles, douces à vivre, avec leurs vues plongeantes sur le village et la verdure. Bois au sol, mobilier sobre, teintes douces, jolis balcons en prise directe sur les toits de tuiles romaines, le grand rocher de Cotignac et sa falaise en tuf. Certaines se trouvent dans le bâtiment principal, d’autres dans des demeures annexes disposées autour du charme. Celle de la tour, en étage, avec son lit en baldaquin, ne manque pas de charme.
Les petits déjeuners y sont de bon goût, les fromages régionaux exquis, le service sourit. Il y a également des cours de gymnastique avec une coach sportive attentive et une piscine d’été. Bref, on paresserait volontiers ici le temps d’une longue halte, hors du temps dans cette jolie Provence verte dont Cotignac joue le Saint-Tropez a mezza voce, rural et plus discret que sa grande voisine de la côte.













