Ammerschwihr : le Fournil du K, le pain en voisinage heureux
K comme Kaefferkopf, le grand cru qui fait la gloire d’Ammerschwihr. K comme le Fournil du K, aussi, où Paul Minder pétrit, façonne et cuit avec cette précision tranquille qui distingue les bonnes maisons. Ici, le pain ne cherche pas à faire le malin : il est bon, franc, croustillant, avec une mie qui tient la route.
Et puis il y a le bretzel maison, baptisé malicieusement « Binzel », clin d’œil gourmand au voisin immédiat, le chef Julien Binz. Le boulanger fait son bretzel pour le chef, le chef le sert à sa table : voilà une belle histoire de voisinage, comme on les aime, où chacun travaille dans son coin mais tout le monde finit par se retrouver autour du bon produit.
À Ammerschwihr, le K n’est donc pas seulement un grand cru. C’est aussi une affaire de croûte, de mie, de sel et de copains. On peut déguster sur place, à table ou au comptoir, et repartir avec quelques pains sous le bras. Une adresse de village comme on les aime : simple, sérieuse, chaleureuse et diablement bien cuite. Glaces et sorbets maison sont en prime.
Le Fournil du K











