Hanoï : le Vietnam version fade
Koto : la table fusion de Jimmy Pham, australo-vietnamien qui a créé une école de cuisine à but non lucratif avec son restaurant d’application dont le titre de gloire est d’avoir reçu Bill Clinton en l’an 2000. Service bienveillant mais plats d’une absolue fadeur qui semblent plaire à une clientèle de groupes de touristes nord-américains, anglais ou australiens.
Au menu, salade de kumquat au boeuf US avec des langoustines aigres douces, pho en rouleau de printemps, poulet grillé au gingembre (?) façon Ha Giang, lourdingues travers de porc sauce bbq surtout sucrée (mais flanqués de frites épaisses à la fois craquantes et moelleuses), traditionnel bœuf loc lac (mariné mais à quoi ?) ou légumes de saison frits à l’ail ne convainquent guère.
Le riz blanc à la vapeur genre platreux ou le diaphane tofu frit aux cébettes sauce poisson ne valent guère mieux. In fine, la soupe de noix de coco à la gelée de pandan ne s’en tire pas mal, même si le pandan est d’une neutralité absolue. L’intérêt de l’adresse : sa proximité du temps de la littérature, magnifique monument à « tiroirs », à visiter absolument lors d’une étape à Hanoï.











