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Gloria Osteria Paris

« Paris 7e : Gloria Osteria est arrivée ! »

Article du 6 décembre 2025

Le bar ©  GP

Et un maillon de plus pour l’infatigable groupe Big Mamma ! Après être parti à l’assaut de Londres, Madrid, Berlin et, bientôt, des Etats-Unis, le duo Lugger-Seudoux n’omet pas de consolider son empire parisien en renforçant sa présence sur la rive gauche de Paris, aux côtés de sa Félicita XXL de Station F. Son nouveau QG ? Il  a pris la place, rue de Lille,  des Climats où l’on connut successivement Chi Tam Phan, Julien Boscus et Emmanuel Kouri.

Sériole et agrumes de Sicile © GP

Pour faire souffler un vent chic et italien dans l’ancienne cantine Art nouveau millésimée 1905 des demoiselles des Postes, devenue une décennie durant une table étoilée au noble tropisme bourguignon, Victor Lugger et Tigrane Seydoux rapatrient un concept et une signature déjà éprouvée à Milan puis à Barcelone. Celle de Gloria Osteria  ou une trattoria haut de gamme et plus chic mettant l’accent sur des produits nobles et une décoration intemporelle entre tons noirs et blancs, mobilier chiné et touches seventies.

Girolles et straciatellla © GP

La « Squadra »  Big Mamma a ici confié la clé des fourneaux à Francesco Fonda, sous la gouverne du chef exécutif Alberto Suardi, bergamesque passé dans de grandes maison étoilées italiennes,  comme Enrico Bartolini al MUDEC à Milan, qui s’écartent du registre de pizze et pasta prédominant dans les autres adresses maison pour livrer des créations plus singulières mais non moins gourmandes. La carte des crus suit le mouvement avec 300 références triées sur le volet mêlant Barolo, Barbaresco, Brunello di Montalcino et et super Toscans.

Dorade alla ligure © GP

Les assiettes sont belles (avec sa céramique choisie) et bonnes, comme le crudo de sériole (que l’on aimerait, certes, tranché plus fin) relevés aux agrumes de Sicile. les girolles plongées dans une mousse crémeuse de straciatella, les « bigoli » cacio e pepe, fort bien équilibrés entre fromage et poivre, ou encore la dorade alla ligure, non au pesto comme son nom semble l’indiquier, mais façon sauce vierge. L’ensemble séduit sans forcer.

Bigoli cacio e pepe © GP

Et les jolis desserts d’enfance, tels la réconfortante glace caramel et noix du Piémont et le revigorant sorbet passion et coriandre, sont à l’unisson. Le service, sous la direction de salle de Fabien Ledentec, mêle gentillesse et élégance avec naturel et la partie liquide a du répondant avec les jolis cocktails en tout genre – on préfère les classiques Negroni ou Cosmopolitan ou aventureux Gin Fizz gâché par sa mousse de burrata ! – et des vins au verre de haute tenue, comme le Ca marcanda de Gaja en Bolgheri 2019. Viva Gloria ! Viva Italia !

Glace caramel et noix du Piémont © GP

Gloria Osteria Paris

41, rue de Lille
Paris 7e
Carte : 55-110 €
Métro(s) proche(s) : Solférino
Site: www.gloria-osteria.com

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Publié le  6 décembre 2025 par

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