Maison Bérard
« La Cadière d’Azur : le renouveau de la Maison Bérard »
C’était l’Hostellerie Bérard à la Cadière d’Azur. C’est devenu la Maison Bérard sous la houlette de la petite-fille Marie-Victoire avec le coup de pouce du beau-père Bruno Caironi, vieille connaissance ducassienne, désormais exilé à Troyes en aubergiste néo-italien, qu’on découvrit jadis au Grill de l’Hôtel de Paris à Monaco, et le cuisinier Matthieu Justes passé chez le grand Alain (Ducasse), au Louis XV, mais aussi chez Benoît et chez Allard à Paris, côté bistrot chic.
La maison a été rajeunie, les chambres revues contemporaines avec sobriété, comme d’ailleurs la salle à manger qui s’est dédoublée, combinant tables d’hôtes conviviales d’autres plus intimes avec banquettes et vues panoramiques sur les collines au loin et le voisin village perché du Castellet. Quant à la cuisine, elle mixe avec agilité et précision tradition italienne et saveurs provençales.
On se régale ici d’une belle terrine maison (dite « de notre manufacture » à la mode ducassienne, servie avec ses condiments antipasti, pappa al pomodoro, soupe de pain et tomate à la toscane, cannelloni d’asperges au parmesan, vinaigrette d’asperge ou encore poulpe tiède avec tomate confite, straciatella et pistou servies en petites assiettes que l’on partage façon tapas ou mezzés.
L’ardoise séduit à coups d’asperges vertes gratinées au vieux parmesan, lard de Colonnata, jus de veau, selle d’agneau aux artichauts, risotto (issu de riz Carnaroli) aux champignons, « bisquebouille » (cabillaud, loup, crevettes), sa divine soupe safranée, sa rouille et ses croûtons dorés ou encore tendres médaillons de veau aux, petits pois et fèves, plus jus à la sauge.
On achève sur un affogato al caffè, un mariage pistache/framboise comme un Paris/Brest ou un « véritable » cookie moelleux au chocolat à faire se tortiller la langue. On boit là dessus en prime les jolis bandols rosés du domaine Bunan, ami de coeur de la demeure.













