Quand les DiVines cuisinent …
Elles sont trente, trente copines qui se vouent au vin d’Alsace et qui se nomment « DiVines ». Si vous êtes des fidèles de ce blog, vous en connaissez quelques unes et, tout au moins, leurs domaines, comme Véronique Muré de Rouffach, Mélanie Pfister de Dalenheim, Sylvie Spielmann de Bergheim, Isabelle Meyer du domaine Josmeyer à Wintzenheim, Marie Zusslin d’Orschwhir, Martine Becker de Zellenberg, Marie-Thérèse Barthelmé du domaine Albert Mann à Wettolsheim : des noms de familles, de villages, de propriétés qui vous sont familiers. On ne peut les citer toutes. Mais sachez que toutes ici ont imaginé des recettes de coeur et de goût qui donnent souvent des envies de voyage et qui collent avec leurs vins, comme avec d’ailleurs tous les bons crus d’Alsace et d’ailleurs. Gravlax de truite à la betterave (de Cécile Stentz), couronne farcie d’aubergine et de chèvre frais (de Valérie Zirgel), pierogi et piccalilli (de Elisa Klur), osso-bucco de veau à la gremolata (de Marlène Dopff), sans oublier les nouilles chinoises aux poivrons et crevettes (de Michèle Heywang) nous emmènent loin de la tarte à l’oignon et de la choucroute. Même si le coq au riesling (d’Estelle Balzer de chez Siebert à Wolxheim), le chou rouge aux châtaignes, pommes et pinot noir d’Alsace (de Marie Zusslin à Orschwhir) ou la quiche à la viande et aux raisins (de Séverine Schlumberger à Guiebwiller) battent le rappel de la tradition régionale. Le sucré n’est pas oublié, entre la tarte à la semoule et au safran de Caroline Loew à Westhoffen et la tarte aux quetsches selon Aude Olive du domaine Schoenheitz à Wihr-au-Val qui permettent de faire le plein de douceur s’accommodant notamment des gewurztraminer et des vendanges tardives comme des grains nobles. Sans doute, aurait-on aimé voir là Cathy Faller de Kaysersberg, Anne-Marie Schmitt de Bergbieten ou Nicole Bott de Ribeauvillé, qui manquent à l’appel. Ce sera peut-être pour une prochaine fois. Ce dynamique ouvrage est préfacé avec chaleur par la sommelière colmarienne Caroline Furstoss que l’on connut jadis aux côtés de Jean-François Piège chez Thoumieux à Paris. Laissons lui l’avant dernier mot : « Ces femmes du vins ont façonné ce livre à leur image en associant des recettes gourmandes et des produits de saison à des vins qu’elles produisent en solo, ou en famille (…) Être invitée leur table est le garant d’un moment de pur bonheur, d’échanges et de rigolade… » Voilà un livre généreux, pour mieux boire, manger et s’amuser ensemble.
Les DiVines cuisinent, préface de Caroline Furstoss, photos de Daniel Zenner (ID l’Edition, 82 pages, 18 €)







