Maison François 1er
« Paris 8e : douce Maison François 1er »
Un beau décor de brasserie à l’ancienne, intime et raffiné, avec ses boiseries soignées, ses moulures et stucs, son bar chic, ses recoins, sa desserte centrale, ses banquettes de velours grenat, signé par le designer Nathan Litera, une cuisine simple, mais bien faite et légère, sur le mode costien, quelques vins choisis avec malice et une ouverture en continu de 8h à 1h du matin, tous les jours même le dimanche : il n’en faut guère plus pour faire de cette « Maison Francois 1er », qui remplace l’Ecluse à deux pas de Motsch/Hermes et tout à côté de Goyard un petit succès de quartier en or, à quelques mètres des Champs-Elysees.
Crudo de bar, tranché un peu épais, mais fort bien condimenté avec son huile d’olive au citron, craquante salade d’endives au roquefort, Saint-Jacques rôties avec leur beurre blanc et tendre suprême de poulet aux morilles, qu’on accompagne d’une purée de pomme de terre et/ou d’épinards frais, se goûtent sans mal. C’est frais, sans réelle prétention, d’une allure légère et inoffensive, quoique sans vrai défaut apparent. Même si les prix sont à l’unisson de ce qui se propose à l’alentour.
Le service est attentif, gentil tout plein, le crozes-hermitage de David Reynaud, expression pure de la syrah, entre fruit et épices, proposé au verre à 17 € mais servi généreusement, est d’un fruité sans faille. Et, en dessert, le Mont Blanc venu de chez Bread and Roses ou les glaces (vanille, pistache, marron) de l’expert du genre Philippe Faur passent sans mal. Service du petit déjeuner le matin.











