La malédiction Kennedy par Stéphanie des Horts
D’elle, qui travailla pour Calvin Klein, Ralph Lauren disait à ses stylistes : « Quand vous imaginez un vêtement, pensez à Carolyn Bessette. ». Lui, John Kennedy, est le garçon le plus sexy d’Amérique, le fils de JFK, son digne successeur et héritier. Mais si tout le monde l’imagine à la Maison Blanche, remplaçant Bill Clinton, lui ne pense qu’à sa liberté. Les femmes tentent tous de l’agripper. Lui n’aime que la belle Carolyn, mystérieuse et sombre. Leur mariage sur une île déserte sera légendaire mais leur union si glamour vire très vite au cauchemar. Carolyn ne supporte pas la gloire, ni les paparazzi, tombe dans la drogue, se noie dans le sexe et la coke. John, lui, doit gérer « George« , un magazine créé avec Filipacchi/Hachette. Lorsque Carolyn s’en mêle rien ne va plus. Tout cela finira mal. Stéphanie des Horts, dont on connaît les récits biographiques et cinglants (« Paméla », « Les Soeurs Livanos »), s’en donne à coeur joie en contant la « malédiction Kennedy » avec un mélange d’ironie noire et de brio narratif. Elle nous explique ce qui déchire le clan, évoque les jours dorés de Hyannis Port, le charisme de Jacky Kennedy-Onassis, le tourbillon de dames qui tournent autour du beau John (Madonna, Dayle Haddon et pas mal d’autres), l’énergie casse-cou de John, pilote d’avion défiant les cieux, et le destin fatal qui le lie à ses aïeux. Le roman d’une vie en noir et or.
Carolyn et John, de Stéphanie des Horts (Albin Michel, 288 pages, 21,90 €).







