Mahé
« Montpellier : les délices de Mahé »
Mahé : comprenez Marie-Hélène. Richard Juste, vrai cuisinier qui possède le sens du goût, de la cuisson et de l’alliance des produits de saison au mieux de leur forme, rend ici un hommage appuyé à sa mère, ainsi prénommée, qui lui apprit la gourmandise et l’art de la bonne cuisine. Cet ancien de la Réserve Rimbaud et du Chandelier à Montpellier, de l’Ambassade à Béziers, d’Alexandre Amirauté à la Grande Motte, joue ici les cuisiniers modestes mais sûrs.
Sa maison sur un bord de voie roulante a le chic contemporain. Son chic : un patio ensoleillé et ombragé où déjeuner et diner est un pur bonheur… Ce qui vous attend là : les tartelettes ricotta et gambas en amuse-gueule, les asperges blanches avec saumon de fontaine mariné, yaourt fumé, miel, citron et condiment moutarde ou encore la superbe tarte fine de légumes printaniers (radis, petits pois asperges), relevé d’un pesto de pistache et d’une duxelles de champignons, avec pâte craquante, jeunes pousses et ail des ours.
On ajoute, au superbe menu de déjeuner (à 38 €), la tendre picanha de veau, fine polenta parfumée au basilic, cébette braisée, confit d’oignons rouges, jus corsé, le splendide rouget perlon rôti au laurier, avec ses artichauts violets, son fin bouillon corsé, son émulsion végétale parfumée à la fleur de thym et des vins au verre qui ne manquent pas de punch.
Le blanc « Mar »comme Méditerranée de la famille Dornier au clos des vins d’amour issu de grenache blanc et macabeu ou le rouge dit « Papa Paysan » de Gilles et Arnaud Anaïs de Vergeron en merlot, cabernet sauvignon d’un fruité sans faille surprennent et séduisent au verre. Quant aux desserts, comme les fraises mariées à la rhubarbe, avec ganache ivoire fleur d’oranger ou le baba au rhum avec sa crème fouettée vanille, ils permettent d’achever en douceur et en fraîcheur.












