Cloche
« Paris 1er : une Cloche de charme »
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C’est à la fois une résurrection heureuse (et délicieuse) et le dernier snobisme parisien : en lieu d’un vieux bar à vin mythique et quasi oublié de Paris (on y servit le meilleur jambon/beurre de la capitale avec des beaujolais splendides dans les années 1970/80) dont on a seulement conservé la belle façade avec son enseigne, dédiée à l’ancienne cloche des halles qui sonnait le début et la fin des cours, les frères Cohen, pas ceux du cinéma, mais les jeunes Arthur et Victor, à qui on doit deux tables japonaises chics et chocs -Ojii dans le Marais, Ojii Perronet dans l’ex-Perron côté St Germain) – ont créé un lieu plus costien que Costes.
L’intérieur, avec son bar en marbre, ses murs plaqués de bois précieux, a été revu design, la terrasse fait un tabac justifié et le service malicieux résiste au succès. C’est récent, cher et vite bondé. On se régale de nourritures légères, joliment condimentées, où l’usage du vinaigre est régi avec astuce, par le jeune maestro italien Orfeo Ranieri. Et tout est cuisiné au petit point.
Œuf mayo bien moutardé, gros et délicieux radis beurre (offerts en liminaire), poireaux vinaigrette, tartare Cloche, exquis rouget Matsukasa Yaki frit et relevé de poivron (servi dans son plat, hélas froid), salade Cesar (avec son exquise sauce « dressing » dans une assiette chaude!) et encore bien jolie crêpe Suzette au mezcal avec son jus acidulé emportent aisément l’adhésion. Il y a encore la « Cohen’s charcuterie » au boeuf et les tranches de wagyu qui peuvent faire aisément monter la note.
Côté, blanc, le « no wine’s land » de Matthieu Barret passe tout seul et les beaux et surtout belles de la mode, qui peuplent l’assistance et n’ont visiblement pas de problème de fins de mois, ajoutent une note de charme au lieu. Ici, le diable ne s’habille pas seulement en Prada !












