Hoffy's
« Anvers : un peu de nostalgie chez Hoffy’s »
La meilleure introduction d’un voyage à Anvers et à son quartier juif qui cerne sa vaste et spectaculaire gare centrale ? Une dînette nostalgique chez Hoffy’s, qui fait, à la fois, traiteur, snack, vrai restaurant, strictement casher. Les frères Hoffmann, Lazer, Moïshe, Benjamin et Yankel, quatre en tout sur un fratrie de onze, proposent la cuisine des grands mères juives ashkénazes avec quelques clins d’œil à la mode d’aujourd’hui.
Le houmous s’offre là en toast sur canapé, la moussaka jouxte le gefiltefish (carpe farcie) servi avec le raifort maison à la betterave et les cornichons malossol, le bouillon kneidlech (que les anglo-saxons nomment « matzo-balls » car ces quenelles sont confectionnées avec de la farine de matzot (pains azymes) et plongées dans un bouillon de volaille), plus une exquise coleslaw salad.
On n’oublie pas au passage les « latkes » (exquises galettes de pommes de pommes de terre, qu’on appelle, en Alsace, dans les winstubs, « grumberekiechle » et qui évoquent les pommes darphins en plus épais), mais aussi les « kreplech » (ravioli de viande), le tchoulent, les kishkes, la dinde ou le veau sur l’os ou encore le « schnitzel » (ou escalope viennoise) de volaille, sans oublier le gâteau aux pommes à la cannelle. Tout cela peut se goûter en assiettes et dégustation avec ses mini-portions à partager.
On boit là dessus une blonde Stella Artois, fort dessoifffante, histoire de se rappeler qu’on est bien en Belgique et non dans un quelconque shtettl d’Europe Centrale ou dans un faubourg de Brooklyn. Et l’on adresse un chaleureux « lechaïm » à toute la compagnie. Quelques rudiments de yiddish ne sont pas inutiles ici pour se faire comprendre…













Monsieur Lazer Hoffmann est extrêmement gentil et attentionné.
La nourriture est bonne et différente de ce que nous trouvons chez les traiteurs cashers parisiens