Osteria Brutto
« Paris 5e : l’Italie à la new-yorkaise de David Soussan »
Il nous fait rire, David Soussan. Il possède une pizzeria dans le 17e, avec ses deux associés, qui sont ses cousins, Raphaël Nedjar et Samuel Franko, mais affirme par devers lui : « je suis le seul à bosser« . D’où le voilà vite débordé par le succès de sa trattoria design et moderne aux airs un brin new yorkais avec son affiche dédiée à Barack Obama ou sa photo de Danny de Vito, moins laide (« brutto« , en italien) que ne le prétend l’enseigne.
S’il a du mal à assurer l’accueil et le service en one man show, il se rattrape au fil du repas et on se délecte sans mal des mets réalisés avec sérieux par un bengali vénitien au fait de son sujet. Arancini truffé avec crème de parmesan, artichauts à la romaine (mais pas frit comme le veut la recette classique dite « à la juive« ), ricotta au citron confit, boutargue (signée Memmi ou Koskas) font des entrées choisies.
Côté plats de résistance, on se régale sans mal de spaghetti pomodoro & polpette, de fusilloni primavera (asperges vertes, petits pois, gorgonzola, guanciale), de spicy rigatoni alla vodka, ou encore d’une solide côtelette milanaise de veau. servie avec sa salade romaine et trévise qui se goûtent avec plaisir, arrosés d’un chianti 2021 de la Fattoria Majnoni Guicciardini.
En dessert, on craque pour l’affogato avec sa glace noisette servie au fond de la tasse de café sur laquelle on verse ensuite le café (délicieux!) et garni d’un fin macaron ou encore la panna cotta avec praliné et pistache aux faux airs de malabi libanais. Même si le tiramisu de la table à côté, a une bonne tête. In fine, avec l’exquis café serré à l’italienne, on siffle une grappa « Cleopatra » de Jacopo Poli, en se félicitant de l’aubaine. Prix tendres.












