Signol, l’amoureux de l’école

Article du 1 novembre 2022

Voilà un écrivain comme on les aime, qui parle de son pays avec amour, nous fait croire que l’école d’autrefois a encore droit de cité dans nos villages et apporte la preuve, contrairement à l’adage de Gide, que l’on peut faire de la bonne littérature avec de bons sentiments. Vous avez aimé Une si belle école, où Christian Signol contait la saga d’une institutrice se battant pour ses élèves, sur les hauts plateaux du Lot, en lisière du Cantal, à l’orée de la IVe et de la Ve république balbutiante ? Vous devriez aimer tout autant le combat que mènent conjointement un jeune instituteur et la maire d’un village des hauts plateaux du grand Midi pour maintenir leur école rurale condamnée à disparaître faute d’un nombre suffisant d’élèves. Force, puissante, vigoureuse, la langue populaire, au bon sens du terme, de Signol, proche de celle d’un Bernard Clavel, conte une lutte désespérée contre un monde moderne inhumain. Dans une campagne qui se désertifie, où l’école est un repaire, enseigner est un bien une lutte et une manière d’affirmer avec force la justesse d’une cause. Lire ce livre, c’est se convaincre que l’école peut beaucoup pour faire évoluer la mentalité de nos enfants.

L’école des beaux jours, de Christian Signol (Albin Michel, 304 pages, 20,90 €).

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Publié le  1 novembre 2022 par

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