Les Ombres au musée des Arts premiers
« Paris 7e: coup de jeune aux Ombres »
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On le disait, il y a peu: cette table de musée change souvent de chef. Mais là, le changement semble positif: le mouvement est bon, l’équipe solide, la partition attirante. Et elle retient! Deux anciens du Shangri-La, côté Bauhinia, avec Frédéric Claudel, le chef, et Nicolas Bourgeois, le dynamique homme de salle, qu’on vit aussi chez Ducasse, remettent ces Ombres dans le bon sens. Et la maison s’affirme comme l’une des meilleures ambassades de son registre à Paris.
Nous sommes là au dessus du Musée des Arts Premiers, le 5e étage offre vue sur la Tour Eiffel et tout Paris en ligne de mire. On se doute que les voisins européens ou japonais, ici aux premières loges, adorent. D’autant que le plaisir est également dans l’assiette, avec une partition malicieuse, éminemment gastro et végétale qui séduit à coup de risotto de pâtes aux couteaux et poulpes plus émulsion de coquillage ou oeuf frit avec sa fricassée de potimarron, son crispy de jambon, sa crème de châtaigne.
Il y a encore le bar poché aux cèpes et potiron poêlé plus consommé de cèpes ou encore la goujonnette de bar et sole en tempura plus pois gourmand et asperges avec son gaspacho de concombre au curry. Et, côté terrien, la volaille rôtie aux girolles, noisettes, mousseline de céleri, assure. C’est presque trop riche, ou si l’on veut trop ambitieux pour une maison de ce type qui attire la foule et fait tout de même 150 couverts le soir.
L’autre midi, en tout cas, avec un saint-véran Innocenti de chez Robert 2011 et un bourgogne pinot noir signé Frédéric Magnien, proposé en magnum et en 2012, riche en fruit, c’était un sans faute. Que complétaient des desserts en verve. Nougat glacé pistache avec sorbet chocvolat blanc et et sorbet griotte ou encore pain perdu au lait moelleux avec compotée et crémeux aux quetsches plus glace cannelle. Voilà des Ombres qui méritent la lumière!
















Table merveilleusement bien placée avec vue directe sur la Tour Eiffel. Mais … il y fait froid.
Plusieurs grosses « bourdes » dont un plat retourné en cuisine car limite froid.
Nous avons apprécié les excuses du maître d’hôtel nous offrant une bouteille de champagne rosé.
Cuisine sans originalité et sans curiosité.
(Avez-vous déjà vu un foie gras et sa brioche coupés en deux dans l’assiette d’une convive pour garnir l’assiette d’une autre convive qui elle ne désirait pas d’entrée ? Bizarre !)
Content de voir que cela bouge un peu.
Lors de mon passage cet hiver c’était plus que décevant pour une table et un lieu de cette envergure…