Les Arts et Métiers
« Metz : la belle surprise des Arts et Métiers »
Ce fut jadis le Café des Arts – où les petits Messins jouaient au flipper, tandis que les parents jouaient, eux, aux cartes – je le sais, j’y étais ! Avant sa renaissance en temps que « Brasserie Flo » sous la houlette de Jean-Paul Bucher, puis sa reprise par Jean-Noël Dron de la Kammerzell strasbourgeoise, sous la forme d’une grande brasserie chic et boisée, avec stucs, façade néogothique datant de l’époque prussienne, caractéristique d’un « quartier impérial » bénéficiant du classement à l’UNESCO.
Valéry Claussin, qu’on connut au Grand Café de Foy à Nancy, et possède quelques maisons festives dans et autour de la cité de Stanislas, veille désormais sur le lieu avec sérieux. Le lieu a toujours fière mine avec ses tables bien nappées, son sol carrelé, ses banquettes rouges, sa belle hauteur de plafond, plus la cuisine fort bien mise sous la houlette du fidèle Fabrice Arnould qui officie là depuis belle lurette et pratique le grand classicisme avec sérieux et élégance.
Le foie gras au safran de Moselle et confit de carottes multicolores, la fine tartelette d’escargots à l’ail et citron au coulis de persil et pousses d’épinard, le magnifique onglet de bœuf servi saignant avec ses deux sauces (tartare à l’estragon et poivre vert) plus salade et frites à la peau ou a volaille mosellane cuisinée aux écrevisses, sauce au vin du Jura. ne manquent pas de charme.
On y ajoute le pinot noir « les Clos » des Molozay au château de Vaux en 2022, très séducteur, pour rester dans la note locale, plus les exquis desserts comme la crêpe Suzette flambée à la table et la coupe glacée aux cerises Amarena et kitsch de Fougerolles. Assez pour se donner envie ici de prendre un abonnement.












