Touvabien
« Paris 5e : la belle jeunesse de Touvabien »
Le « Touvabien » : le bistrot/café sympa de deux cousins par alliance, Matteo Gueniche et Romain Rivalland, qui ont travaillé, l’un au Tout Paris du Cheval Blanc, l’autre à la Causerie rue Vital. dans le 16e, avec le concours, en cuisine du jeune Gaspard Narcy, ancien de chez Louis Vuitton avec Maxime Frédéric et également au Tout-Paris. Ils n’ont que 74 ans à eux trois et donnent du tonus à ce lieu d’apparence banale. Le comptoir est, certes, sympathique, abritant une belle collection d’eau de vie (dont celles, poire, framboise et mirabelle de Nusbaumer à Steige, sans omettre les liqueurs à l’ancienne du copain Yoann Collot chez de Michelot).
Certes, le lieu manque un peu de chaleur, les tables non nappées font franchement passe-partout, comme les serviettes en papier qui ne font pas rêver. En revanche, l’assiette ne déçoit guère. Et tandis que Romain et Matteo distribuent d’exquis crus au verre (chinon la Commanderie, côtes du rhône du domaine de la Rouette), Gaspard s’évertue à transformer le frichti ordinaire en pépites gourmandes.
Œufs mayonnaise (avec ses petits lardons, sa mayo bien moutardée), poireaux vinaigrette, terrine des copains de Brosset à Saint-Barthélemy d’Anjou avec ses feuilles de salade bien assaisonnées, salade d’haricots verts, champignons, noisettes et surtout terrine chaude avec pommes de terre & chorizo – le petit chef d’oeuvre maison, savoureux, onctueux, bref réconfortant- sont fort bien menés.
On ajoute les plats de résistance comme l’onglet de boeuf sauce au poivre, avec ses frites (un peu pâlichonnes) et sa salade, pavé de lieu noir, sauce safran, riz craquant et haricots verts ou encore joue de bœuf avec son jus bourguignon au vin rouge et ses légumes de saison. In fine, on se régale avec la tarte citron meringuée joliment acidulée avec sa pâte de sablé breton et la belle mousse au chocolat amer, en réglant une addition fort raisonnable. On comprend que la maison fasse aisément le plein au déjeuner.












