Moshbutz
« Ramot : déjeuner à la ferme »
Un village collectif, mais dont chaque élément est privé (un « moshav »), une ferme (« Regev ») avec ses légumes et ses vaches, une table avec ses boutiques de produits locaux, ses vins choisis, notamment ceux de Yarden et d’Odem, produit aux abords, sur les mont du Golan, plus, bien sûr, sa vue sur le lac de Tibériade: vous êtes chez Moshbutz, une table soignée, dans un cadre rustique, façon bistrot de campagne, avec son service amical et complice.
Au menu, la salade de la ferme, avec légumes croustillants, vinaigrette à la tomate séchée, tehina blanc et labné de chèvre, la salade de pommes et grenades, avec les feuilles vertes de la ferme Regev, pomme Granny-smith, airelles, oignons rouges tomates et amandes rôties, le chou fleur rôti et caramélisé, comme c’est la mode en Israël, depuis Eyal Shani, mais proposé là, farci de fromage de chèvre : c’est à la fois savoureux, léger, écolo.
On ajoute les superbes pappardelle al ragu, avec viande de veau hachée, une mirepoix de légumes, une sauce tomate (issue des tomates de la ferme Regev), du vin rouge, de l’ail confit et des épinards, plus du parmesan, sans oublier la belle et ruineuse côte de bœuf maturée de la ferme Schnaider (tarifée au prix de Clover Grill à Paris… c’est dire), mais tendre et parfumée, proposée avec ses craquantes frites maison.
On boit là dessus le pinot noir Yarden 2020, aux airs de bourgogne fin et boisé, comme, en issue, la cuvée ambrée d’Odem Mountain Vineyard qui cadre bien avec les desserts comme la tarte au chocolat, avec poire pochée au vin et cannelle, nuages de coco sur un lit de cheveux d’ange à la halva, coulis de nectarine, mousse blanche, crème citron, caramel au café sur un lit de crumble au chocolat et fruit de saison. Un bonne adresse…












