Sporting Club
« Crans-Montana : la grande misère du Sporting »
Cette maison vedette de Crans qui trône face au Golf et aux greens l’été, aux cimes enneigées l’hiver, tente toujours de jouer les Fouquet’s de la station. L’an passé, un aggiornamento côté décor et équipe nous a fait croire que tout allait ici mieux. Las, la médiocrité de ce qui est proposé se reflète dans les diverses salades proposées : salade César, annoncée sur la carte avec bacon, volaille, croûtons, oeuf, parmesan, arrivée sans bacon croustillant, ni oeuf, avec ses airs un brin piteux genre ragougnasse, celle au chèvre chaud avec des bouts de salades fatiguées, son fromage poussif sur du pain racorni.
On n’insiste pas sur les tomates (hors saison) assez minables, le menu du jour style cantine (velouté de petits pois, poitrine de poulet sèche et frites), les ravioles gentillettes, les spaghetti Nerano avec courgettes frites et parmesan qui indiquent l’ancienneté italienne de l’équipe maison. Le service, pas méchant mais un brin indifférent, a l’air de carrément se moquer de ce qu’il sert. On le comprend…
Echappent au naufrage, le très honnête minestrone maison, comme le demi-tartare de boeuf (fort bien assaisonné et plutôt généreux, pour 23 CHF), avec, certes, du pain de mie mal grillé et inutile et des frites croustillantes (congelées). La bière (une Carlsberg à la pression) est mal tirée sans faux col. Et le café, pas mauvais au demeurant, est apporté tiède. Il y a là quelques boulons à visser…












