La Table du Westminster
« Le Touquet : une brasserie chic et (très) gourmande »
Ce fut jadis les Cimaises. La brasserie de l’hôtel Barrière Le Westminster a trouvé une nouvelle jeunesse en devenant tout simplement » la Table du Westminster ». Si le gastronomique Le Pavillon demeure bien ouvert le soir — mais fermé le midi —, c’est dans ce bel écrin de brasserie chic sous sa verrière que bat le cœur gourmand de la maison. Voilà une adresse, éclipsée par sa voisine étoilée, qu’on oublie souvent quand on parle du « West », mais qui conjugue élégance, confort et précision culinaire avec un réel supplément d’âme.
Aux commandes, le chef Sébastien Mortier, épaulé par William Elliott, signe une partition subtile et raffinée, servie par une équipe de salle particulièrement affûtée. Dès l’entrée, les asperges, relevées d’une sauce hollandaise et d’une râpée de poutargue, donnent le ton. Les saint-jacques grillées, escortées de brousse de brebis, de mandarine brûlée et d’huile de courge, jouent un registre tout en finesse, tandis que le haddock avec ses haricots cocos et son consommé de queue de bœuf apporte une profondeur savoureuse.
Très juste aussi, le lieu jaune aux coques, enrichi de chou-fleur cru-cuit et d’une émulsion au pomelo. Et, plus terrienne, la version des saint-jacques avec céleri, châtaignes et oignons des Cévennes qui séduit par son équilibre. Les douceurs concluent avec fraîcheur et gourmandise : sorbet aux fraises et jus de fraise en pré-dessert, tarte à la crème d’amande, crème légère au sureau et fraises en textures, ou encore une impeccable tarte tiède au chocolat escortée d’une glace vanille.
Dans les verres, un superbe bourgogne chardonnay 2017 signé du légendaire maestro du Meursault, Jean-François Coche-Dury et un vertueux chinon 2020 signé René Couly accompagnent idéalement des agapes de fête. Petit coup de chapeau encore pour les jolies mignardises, dont des pâtes de fruit airs de roudoudou et des tartelettes au caramel à se mordiller la langue.
On ajoute que les formules à 44 € et à 54 €, sont bien vues. Et que si la maison ferme le dimanche midi, c’est que la vaste salle de petit déjeuner avec ses hautes fenêtres et sa terrasse, ouvre, elle, pour le « brunch ».
Voilà une table retrouvée, vivante et séduisante, qui redonne au Westminster une vraie brasserie chic et gourmande qui ne dit pas son nom.














