Quand la cuisine de montagne rajeunit
Ils cuisinent les diots, les crozets, la polenta, l’omble et la féra, taquinent la talmouse au beaufort et le risotto de cardons, la fricassée de caïon (le cochon!) et le le gratin dauphinois (en transparence). Bref, réinventent la cuisine des hauteurs. Il s’appellent Clément Bouvier, Elisa Negri, Philippe Deslarzes, Quentin Veyrat, Loïc Renand, Danny Khezzar, Florian Meyer, Enzo Duchesne, Raphaelle Seigneur, Oscar Meilleur, Tess Evans-Mialet ou Lucie Faucheux. La Savoie, les Alpes, les sommets, les cimes, les alpages, les vallées sont leur terrain de chasse à idées, autant que les vieux grimoires et les cahiers de grand-mère. Bref, ils sont la relève – déjà ! – des Veyrat, des Conte, des Sulpice, des Carrier, des Renaut, des Petit, racontent la cuisine de montagne de manière enjouée. Alexis-Olivier Sbriglio, qui les connaît par coeur, les aime et les suit, les évoque avec ferveur. Des recettes comme s’il en pleuvait, des portraits dynamiques et colorés, des leçons de cuisine en pas à pas : il y a tout cela dans ce beau livre illustré avec les photos splendides de Dom Daher et les explications patrimoniales de Fabrice Gabriel. C’est là une sorte de paris (au pluriel!) sur l’avenir avec 39 destins évoqués, de Megève à Genève, de Tignes à Combloux, de Val d’Isère à Bourg d’Osans, de Machilly à Flumet, d’Annecy à Val Thorens… et on en oublie. Voilà un livre qui donne soif d’altitude et faim de belles agapes au grand air.
La cuisine de montagne, d’Alexis-Olivier Sbriglio (Glénat, 288 pages, 40 €).








