Le Sud au Martinez
« Cannes : on dirait le Sud »
C’est la neuve brasserie de l’hôtel Martinez sur la Croisette. Le cadre Art déco signé Pierre-Yves Rochon a le chic sobre. Le service est amical et même complice. La carte, veillée de loin par Jean Imbert et de près par le chef exécutif Alexandre Elia, qui travailla jadis au Drouant à Paris avec Antoine Westermann, évoque celle du Relais Plaza à Paris et de feu-Mamie rue La Fontaine dans un style vintage qui ne déplaît guère.
Le ceviche de loup à la crème de raifort, l’artichaut, roquette et parmesan, la raviole de daube à la provençale (qui constitue l’exquis plat du jour du jeudi), le loup rôti sauce vierge, sans omettre la fameux « gratin de daurade de Mamie 1962 » et la volaille rôtie entière avec son gratin dauphinois sont fort joliment mis.
En guise de dessert, le millefeuille façon palmier avec sa crème vanille, la brioche perdue aux pommes ou la tarte au citron meringuée, choisis sur un plateau de pâtisseries avenantes. Et, côté vins, on peut jouer la carte locale avec le rouge de l’abbaye de Lérins sur la voisine île de Saint-Honorat en IGP Méditerranée même si 2018 nous a semblé pêcher par son âpreté.
En revanche, le grand rouge du château Pibarnon de la famille de Saint-Victor du même millésime ne donne que du bonheur.












