Meïda
« Saint-Ouen : la Méditerranée gourmande revue par Mohamed Cheikh »
Ce brillant sujet, lauréat de Top Chef 2021, formé entre autres chez Senderens avec Jérôme Banctel, passé chez Yannick Alléno à Saint-Tropez, au Royal Monceau, au Shangri-La avec Philippe Labbé, avant d’être chef au Sofitel la Défense puis du Drugstore Paris sous l’aile d’Eric Frechon, ouvre sa table à Saint-Ouen (Seine-St-Denis). Mohamed Cheikh revient doublement à ses racines, lui natif de Montreuil dans le 9/3, issu d’une famille originaire d’Algérie, proposant une carte dédiée à toute la Méditerranée, mettant notamment en avant les épices et recettes du Maghreb, de Turquie, de Grèce, d’Italie et du Liban revues et mixées à sa manière.
Houmous au zaatar, avec pois chiches au citron et huile d’olive, salade de pastèque et tomate andine cornue à la crème d’aubergine et féta, arancini à la merguez avec sa rémoulade à la harissa ou encore tartare de filet de boeuf façon kebbe nayé et ses frites de pois chiches, mais aussi maquereau cuit entier et proposé ainsi avec citron-cumin à la braise avec salade fattouche et vinaigrette au sumac ou filet de maigre rôti flanqué de sa galettte de pommes de terre maâkouda, sauce chermoula, à la marocaine, convainquent sans mal de prendre ici pension.
La crème chocolat Valrhona, avec crumble chocolat, noisettes caramélisées, comme la coupe nomade grivée, avec sorbet citron, gel fleur d’oranger, basilic, suprêmes d’orange frais, pistaches torréfiées, font des issues de choix. Le choix de vins qui fait le tour des vignobles, de la Turquie à l’Espagne, n’oublie pas la Provence avec le joli rosé de Peyrassol qui donne envie de partie en vacances sur la côte varoise.
On ajoute que le lieu, imaginé dans une ancienne salle de sport qui fut aussi un centre culturel devant un immeuble 1960 post moderne face à la haute mairie XIXe, ne manque pas d’allure avec sa belle hauteur sous plafond et la décoration ethnique sur deux étages mêlant grès, bois, briques, terre cuite a du chic. Bref, voilà une brasserie new look, opérée par le groupe Bertrand, qu’il faut impérativement visiter pour être dans le ton de l’époque.











