Vernou-en-Sologne : les gourmandises du château
On vous a parlé des magies de la Borde et de son château, sa haute façade, son air de demeure aristocratique préservé depuis quatre siècles. La salle à manger du lieu avec ses boiseries et dorures, cheminée, miroirs avec lesquels contrastent des tables en verre non nappées et une mise de table moderne. Le style décoratif est en harmonie avec la cuisine proposée par Enzo Tomas.
Ce jeune chef qu’on croisa jadis à Giens, sur la presqu’île menant de Hyères à Porquerolles joue ici la modestie bonne conseillère, la fidélité au terroir, mixant références régionales, clins d’oeil exotiques, saveurs rustiques d’autres plus fines et végétales. Des exemples ?
La terrine de porc Roi rose de Touraine et son mesclun aux fruits secs, la soupe de châtaigne au vin d’Arbois et ses croûtons dorés, les langoustines en carpaccio citronné, avec les légumes crus et cuits du potager, leur vinaigrette aux légumes ou encore l’oeuf de poule bio cuit nacré, son émulsion de champignons, son lard façon grand-mère qui font des entrées pleines de charme.
On y ajoute des mets de résistance comme le chou et la blette en oreiller, farci aux champignons des forêts voisines avec jus de légumes réduit, les – insolites ici, mais exquises – linguine cacio e pepe, le turbot avec son émulsion de soupe poisson ou, pour faire plaisir aux enfants comme aux grands, le cheese burger et la salade César. En dessert, le soufflé à la mandarine Napoléon fait le coup du charme et, côté vins, Loire et Sologne apportent leurs jolis flacons.












