Le long cri d’Arthur

Article du 7 octobre 2025

Fini, on ne rit plus. Depuis le 7 octobre 2023, Arthur est en apnée. L’amuseur public préféré des Français est redevenu ce juif marocain qui  avance à visage découvert, brave les haines, affirme son identité à la fois juive et française, qui parle avec émotion et force pour tous les juifs de France qui ont le sentiment de vivre dans un cauchemar palpable. Dans un monde où les agressions antisémites se sont multipliées depuis le 7 octobre fatidique et les crimes conduits par le Hamas et ses affidés, qui ont brûlé des kibboutz, violé, tué, pillé, en mettant leur haine en scène, il joue désormais le rôle de vigie, de sentinelle, de protecteur. Sa famille, ses amis, ses proches, un filleul en Israël, sont autant d’occasions de faire des allers retours entre Tel Aviv et Paris. Avec ce premier livre rédigé comme un cri, il prend la parole, force l’émotion, se livre, se raconte, donne la parole aux autres, dresse le portrait des otages retenus, libérés, assassinés. Sous un titre sibyllin et génial, expliqué avec humour et tendresse pages 153-168, il se révèle dans un nouveau rôle : celui de l’écrivain public, qui écrit comme on crie. Difficile de ne pas être touché par son message.

J’ai perdu un Bédouin dans Paris d’Arthur Essebag (Grasset, 335 pages, 22 €).

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Publié le  7 octobre 2025 par

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