La Cour du Château
« Mazan : la nouvelle donne du château »
On connaît ce beau château « en ville », qui fut celui du marquis de Sade et abrite désormais une étape de charme au cœur d’un village du pays du Ventoux. Son atout gourmand, qui demeure la « Cour du château » a changé de chef et d’ambition, jouant, dans la catégorie « bistronomie », le bon rapport qualité prix avec une équipe au fait de son sujet. Le chef Mickael Lefrileux, normand d’Argentan, qui a travaillé notamment au Pressoir à Caen et au Grand Hôtel de Cabourg, parie ici sur le locavore, relayé par le directeur Paul Alexander Campbell, ancien de la Magnaneraie à Villeneuve-les-Avignon et le directeur du restaurant Marc Alberola, qui fut déjà son complice à Cabourg.
Le menu, qui se renouvelle au fil de saison, témoigne de ses belles intentions : velouté de fenouil avec sa brunoise de pommes granny et ses cébettes, maquereau mariné, grillé à la flamme, avec fenouil, concombre et pomme, oeuf parfait avec piperade au chorizo de Monteux, émulsion et coulis de poivron rouge ou encore pressé de roussette façon grenobloise avec son aioli à sa façon ne manquent pas de tonus.
On ajoute le maigre « retour de pêche de Méditerranée », avec sa fine ratatouille, son coulis de tomates au basilic, son « millefeuille » de courgettes jaunes et vertes, la truite de l’Isle sur la Sorgue confite à l’huile d’olive, avec condiment à l’orange et à la sauge, texture de fenouil ou encore la pintade fermière du Luberon au caviar d’aubergine brûlé et escalivade de légumes grillés.
On ajoute les jolis vins au verre issus du pays du Ventoux (blanc du château Pesquié, rouge du domaine de Fondrèche), plus les douceurs de la pâtissière Camille Tardieu : crémeux de chocolat noir pure origine, avec épeautre torréfié, espuma et glace au foin, pavlova aux pêches marinées, citron vert, crème légère à la verveine ou encore parfait glacé à l’abricot, crème praliné, et crumble à la noisette. Assez pour se donner envie de prendre ici pension !












