Chamois
« Megève: un chamois moderne »
On a connu, plein centre à Megève, au bas de la télécabine Rocharbois, à deux pas de la place de l’Eglise et de l’hôtel du Mont-Blanc, une table nommée le Chamois dévolue aux raclettes, fondues, tariflettes, proposant une cuisine bonhomme, d’esprit savoyard dans un cadre de toujours. L’enseigne a disparu – le lieu a été remplacé par le moderne Nano Caffè –, mais revit sur la route qui mène au Mont d’Arbois, dans une table à succès qui abrita jadis l’italien Paolo Venezian.
Aux commandes, Sébastien Rousse, ancien maître d’hôtel chez Nano à la Sauvageonne, présentement patron du Torrent, qui joue ici les aubergistes de bon ton, pour un public conquis. La décor mêle design intemporel et chic montagnard, la cuisine, sous la houlette d’un chef polonais natif de Poznan (on sait que les Polonais savent s’adapter – témoin l’auteur de ces lignes !) est classique, de tradition locale, quoiqu’avec une pointe de modernité.
Les plats au fromage cités plus haut pour l’ancien Chamois (raclette, fondue, tartiflette au reblochon de la fruitière de Bogève, servie avec sa poitrine de cochon fermier, flanquée d’une salade verte bien assaisonnée) jouxtent les viandes de toutes sortes et les burgers ou le tarte avec ses frites maison. En dessert, la tarte aux myrtilles servie en bocal avec son sorbet du même fruit fait mouche. Et la « crème de Nounours » au chocolat est régressive. On allait oublier le saint-joseph de la cave de St Désirat, servi au verre, ou la mondeuse de Trosset en flacon. Bref, voilà une table drôle, vive, amusante, savoureuse, qui fait aisément le plein.











