Le Minet Galant
« Paris : la gaîté du Minet Galant »
C’était le Mellifère d’Alain Atibard, puis le Petit Colbert. Jérôme Jeusselin, fils de charcutier et ancien de Christian Constant au Café Constant, a repris le lieu, lui conservant l’air d’un bistrot enfant sur deux étages. Globes de verre, mosaïques et sol, banquettes de cuir donnent le ton d’un lieu affable. Jérôme parvient à s’y dédoubler en faisant de constants allers-retours entre salle et cuisine.
Tout le quartier des théâtres (le gourmand Michel Fau était là notre passage, faisant honneur à la blanquette maison) vient se sustenter ici dans la gaîté, la bonne humeur et le bruit. Œufs bios mimosa dits « comme autrefois », mais qui sont bien d’aujourd’hui avec leur jaune mollet, terrine de campagne au poivre vert maison selon la recette de papa Jeusselin ou encore tartare d’huîtres, saumon, daurade, gingembre et coriandre fraîche, servi d’une coquille d’huître, histoire de montrer que la maison sait faire moderne, ont du répondant.
On ajoute le gentil vol de vent de ris de veau et volaille largement crémé avec ses champignons, l’échine de porc confite, avec son jus corsé (limite trop salé) et ses exquises ravioles du Royans gratinées au parmesan que l’on arrose d’un brouilly du château de la Chaize 2021 servi au verre (mais le côtes du rhône de Tardieu-Laurent n’est pas mal non plus) font plaisir.
En dessert, l’île flottante, avec sa crème anglaise à la vanille de Tahaa et ses amandes grillées, comme la crème (très) brûlée, mais bonne, passent comme une lettre à la poste.














