Gilberte
« Paris 6e : qu’on est bien, chez Gilberte ! »
Il était le représentant de la 2e génération de restaurateurs aveyronnais, a vendu la maison mère qui porte toujours son nom rue Cambon, mais Olivier Flottes a transporté son univers à Saint-Germain-des-Près. Rue de Seine, il a créé Huguette, brasserie marine dédiée à sa mer. Le voilà qu’associé à son copain d’enfance Michel Boiron, il ouvre Gilberte, dédié à la mère de ce dernier. En cuisine, le jeune Romain Dubuisson, ancien de chez Apicius, y joue une cuisine carnassière, avec ses viandes issues de la rôtissoire, pleines de saveurs, que met en valeur une carte de vins d’exception.
Au programme, un bien joli sashimi de thon en Rossini, surmonté de son escalope de foie gras, avec compote de pommes et gingembre, un foie gras frais maison au chutney de fruits rouges ou encore un pâté en croûte, avec col-vert, porc et foie gras de première bourre. On y ajoute les variations dont Olivier nous avait gratifié rue Cambon sur les œufs mayo, plus les jolies viandes du moment (canard sauvage, entrecôte d’Irlande des Nivernaises, volaille au lait de coco et curry doux).
On n’oublie au passage les frites maison, la jolie purée, plus les délicats desserts : riz au lait, tartare de mangue, crème passion, splendide mousse chocolat, renversante crème caramel. Et, côté vins, un saint-joseph de Marsanne ou un épatant côtes du rhône du domaine de la Jarnasse servi de magnum, issu de magnum, passe comme une lettre à la poste. Une belle adresse toute fraîche …












Gilberte offre un cocon douillet et magnifique ainsi qu’une carte des vins qui vaut le détour. Dans l’assiette, ça se gâte : salade veggie indigne d’un restaurant, pâté en croûte bien plus joli que bon, et enfin un pain perdu cramé et camouflé par un excès de sucre glace. Heureusement que l’accueil rattrape un peu tout ça !