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Auberge la Meunière

« Thannenkirch: les p’tits bonheurs de la Meunière »

Article du 16 juillet 2014
Jean-Luc et Francesca Dumoulin © GP

Jean-Luc et Francesca Dumoulin © GP

Cette Meunière là, ça fait trente ans qu’on la suit. Il y avait l’auberge de village de Maman Frieda, peu à peu agrandie et embellie par les enfants Dumoulin, le sourire de  la belle-fille Francesca, l’activisme de Jean-Luc, qui fut stagiaire à Paris au Crillon époque Constant et à la Tour d’Argent avec Martinez, et finalement les chambres peu à peu ouvertes, en baies vitrées, sur le Haut Koenigsbourg, les prix doux, les pensionnaires heureux. Bref, une halte du bonheur, en balcon sur les Vosges, comme une balise de l’Alsace heureuse.

L'hôtel © GP

Entrée de l’hôtel © GP

La maison a changé sans changer, gardant sa belle nature de demeure à l’ancienne mode tout en se modernisant avec le style changeant de chaque chambre dite paysanne, campagnarde, villageoise, montagnarde ou bourgeoise et puis ces menus de pension qui régalent sans façon. Les assiettes sont généreuses, copieuses, mais non sans raffinement, les menus jouent la pension au jour le jour (hier soir, une salade vigneronne, puis une exquise mousseline de merlan avant le kougelhopf glacé maison rhum-raisins), et la cuisine sage de la saison.

Mousseline de merlan © GP

Mousseline de merlan © GP

La tradition n’est pas oubliée, ni l’air du temps. L’exquise croustade d’escargots à la crème d’ail, le foie gras au chutney de cerises noires comme les cuisses de grenouilles persillées au riesling jouent l’Alsace de tradition à leur manière ludique. Le carpaccio de boeuf charolais tranché fin servi en plat avec ses pommes Pont Neuf en cornet comme le délicat mi-cuit de thon sauce vierge garnie d’un risotto crémeux et d’une ratatouille sont fort bien faits. Cela change, bien sûr, et l’automne amènera le gibier.

Thon mi-cuit © GP

Thon mi-cuit © GP

Les exquises douceurs (tout choco de Nico, magnum à à la framboise et chocolat craquant ou kougelhopf glacé maison cité plus haut) indiquent qu’il s’agit là d’un des points forts de la demeure. Et la carte des vins qui marie Bordeaux, Bourgogne et Alsace sans coup férir vient en juste contrepoint. Pour la digestion, les sentiers balisés qui mènent vers le proche vignoble ou au voisin Haut-Koenigsbourg sont au pied de la maison.

Kougelhopf glacé © GP

Kougelhopf glacé © GP

Auberge la Meunière

30, rue Saint-Anne
68590 Thannenkirch
Tél. 03 89 73 10 47
Chambres : 82-142 €
Menus : 14 (formule, déj.), 19 (déj.), 20, 29, 39 €
Carte : 35-40 €
Site: www.aubergelameuniere.com

A propos de cet article

Publié le 16 juillet 2014 par

Auberge la Meunière” : 2 avis

  • baron des saveurs

    Pour un grand critique gastronomique comme vous, je penserais plutôt à bien me renseigner sur le poste occupé par les « patrons » car la jeune femme entrevue en cuisine, d’ailleurs, la seule personne en cuisine allie à la fois idées de présentation sympathiques et finesse dans les plats proposés.
    Bien dommage de ne mettre en avant que les propriétaires qui ne sont pour moi que les propriétaires des lieux et non de l’âme culinaire qui règne en cuisine! A bon entendeur..

  • Christine Perrin

    J’ai lu cet article avec grand intérêt et je suis entièrement d’accord avec vous concernant la qualité de cet établissement. Néanmoins je trouve que vous auriez pu mentionner le nom des ou de la « chef » de cuisine, puisque ce n’est plus le patron qui est derrière les fourneaux.

Et vous, qu'en avez-vous pensé ? Donnez-nous votre avis !

Auberge la Meunière