Strasbourg: la bonne pioche du dimanche soir

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Article du 11 octobre 2010

La salle du Strissel © GP

C’est ouvert le dimanche soir, c’est un monument historique, c’est une winstub, même si on y sert aussi et désormais de la tarte flambée, le lieu n’est pas cher: voilà cinq bonnes raisons d’aimer le Strissel.

Paysanne de Kamm © GP

Le lieu fut en 1385 une belle auberge nommée Zum dem Witterer (au Bélier), c’est devenu l’Autruche,  à partir de 1681. Les Schrodi, des années 1920 à 2000 en avait fait une de ces winstubs de tradition qui collent à la cathédrale comme l’étoile au berger, le mouton à son maître. Le lieu a été repris en 2006 par Jean-Louis de Valmigère qui possède déjà Yvonne. Il a gardé la demeure dans son jus, l’a nettoyée, lui a adjoint de belles toiles (une paysanne de Kamm, un bouquet de fleurs de Lothar Von Seebach) en sus de la belle salle des pressoirs du premier. Bref, le lieu se visite désormais comme un monument retrouvé.

Salade mixte © GP

L’accueil d’Amaury le fiston de la maison est discret, celui de la souriante Amélie vif et gracieux. Côté cuisine, le chef Serge Cutillo cherche à mettre de la nouveauté dans la demeure. On me permettra de souligner si la clientèle a peut être envie de voir se renouveler le répertoire (ce dont je ne suis pas bien sûr), le béotien de Paris (venu hier par le TGV de 20h43 – il part de la gare de l’Est à 1824, ce qui est juste le temps d’avoir fait) a davantage envie de retrouver les mets de tradition que des variations, même réussies, même légères, sur la saint-jacques (pas saisonnière) ou en duo avec la daurade, mais davantage la bouchée à la reine, servie avec sa croûte feuilletée, son intérieur crémé avec quenelles, ris, champignons et godiveaux, plus nouilles, séparément.

Mannerstolz © GP

Sans omettre les classiques, auxquels je reste obstinément fidèle, tels que la salade mixte, cervelas/gruyère, assaisonnée au Melfor, le doux vinaigre au miel d’ici, la tarte à l’oignon, le schiffala (la palette), la mannerstoltz, cette grosse saucisse (le nom en dialecte signifie finement « fierté de l’homme ») ou le waedele, plus  les desserts de traditions comme le strudel, la tarte aux quetsches ou le parfait glacé du même fruit.

Strissel: le comptoir/desserte © GP

Les vins maison signés Hering, Rolly-Gassmann ou Kreydenweiss ont fait des progrès dans le sens de la qualité. Et l’on vient là pour des manifestations artistiques, telles une exposition des oeuvres de Wentzel à partir du 20 octobre. Bref, une adresse sérieuse, hospitalière, ouverte et… alsacienne!

5, place de la Grande Boucherie
67000 Strasbourg
Tljrs
Tél. 03 88 32 14 73
Carte: 35 €
Site: www.strissel.fr

A propos de cet article

Publié le 11 octobre 2010 par Gilles Pudlowski
Catégorie : Restaurants
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3 commentaire(s) pour “Strasbourg: la bonne pioche du dimanche soir”

  1. Juste pour moi, vous êtes trop bon ! :-)
    Que les autres ne se privent pas de l’acheter également, je suis quelqu’un de très partageur dans l’âme. Toutes mes amitiés épicuriennes.

  2. Le Pudlo Alsace 2011 vient de sortir chez Michel Lafon: 180 pages avec plein d’adresses, souvent neuves, d’idées de gourmandises à savourer… juste pour vous.
    Merci de me lire avec attention et amitié

  3. Ahh, vous voici enfin de retour dans notre belle région…nous avions hâte de regoûter dans vos pas.



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