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Le Meurice - Alain Ducasse

« Paris 1er: Alain « ducasse » le Meurice »

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Article du 26 septembre 2013
Frédéric Rouen, Estelle Touzet et Christophe Saintagne © GP

Frédéric Rouen, Estelle Touzet et Christophe Saintagne © GP

« Ducasser »: mettre au moule des idées du maître (revenir à l’essentiel, placer le produit en vedette, sacraliser la netteté dans l’assiette, en plaçant la technique comme le service au diapason). Si le verbe « ducasser » n’existe pas encore, osons le néologisme. Car c’est exactement ce qu’a fait le grand Alain au Meurice, effaçant sans vergogne, ni remords, ni arrière-pensée, la trace de son prédécesseur. Pas de plats issus du « Terroir Parisien », ni de mets grands bourgeois remis au goût du jour, sinon tel qu’il le démontra et le pratiqua, par ses chefs interposés, au Plaza Athénée.

Cassolette de légumes © GP

Cassolette de légumes © GP

Pâté chaud de pintade au chou © GP

Pâté chaud de pintade au chou © GP

Bonite et aubergine © GP

Bonite et aubergine © GP

Là, c’est Christophe Saintagne qui s’y colle, assez brillamment. La cassolette de légumes avec son infusion d’herbes en liminaire, pour jouer le « naturel », puis le pâté chaud de pintade aux choux, la bonite fumée à l’aubergine, le bar avec condiment citron et fenouil craquant, le ris de veau avec sa croustille de croûte de pain, plus ses légumes de saison en accompagnement, la volaille cuit à plat sur la peau, avec ses cèpes et son onctueux jus de cuisson: c’est brillant, sans être exagérément démonstratif, pédago sans lourdeur, juste de ton, précis de cuisson, bref diabolique de réussite. Auxquels on ajoute une série de pain (dont celui des « amis » signé Christophe Vasseur et une baguette maison), plus un fabuleux beurre normand au lait cru en provenance de la Manche.

Bar, fenouil et citron © GP

Bar, fenouil et citron © GP

Poularde aux cèpes © GP

Poularde aux cèpes © GP

Ris de veau © GP

Ris de veau © GP

Manière de dire que Ducasse ne fait rien à moitié et que la « Ducasse team » travaille ici même comme si elle avait toujours été là. En salle, il est vrai, rien n’a changé, ce qui facilité les explications données au gourmet traité en complice. Frédéric Rouen et Sandrine Pépin assurent la continuité de la maison, tandis que la malicieuse Estelle Touzet conseille des crus princiers: le très vineux et joliment beurré Amour de Deutz blancs de blancs 2005 ou, le brillant Margaux Brio de Cantenac, second vin de château Brane Cantenac fort séducteur en 2006 font ainsi des accompagnements de grande classe.

Cerises et glace pistache © GP

Cerises et glace pistache © GP

Tarte pistache © GP

Tarte pistache © GP

Quant aux desserts – cerises et sorbet pistache, plus tarte pistache double (moelleuse et croquante), jolie variation autour de la noisette, en glace, entremet, soufflé -, ils emballent sans mal. Mon commensal, ami et confrère Eric Neuhoff, critique difficile (de littérature et de cinéma), qui partagait avec moi cette toute neuve expérience ducassienne au Meurice était d’ailleurs emballé et même bluffé. On le comprend!

Sandrine Pépin et Eric Neuhoff © GP

Sandrine Pépin et Eric Neuhoff © GP

Le Meurice - Alain Ducasse

228, rue Rivoli
Paris 1er
Tél. 01 44 58 10 55
Menus : 130 ( déj.), 380 (dégustation) €
Carte : 250-350 €
Fermeture hebdo. : Samedi, dimanche
Fermeture annuelle : 11-28 février. Fin juillet-fin août
Site: www.meuricehotel.fr

A propos de cet article

Publié le 26 septembre 2013 par

Le Meurice - Alain Ducasse” : 15 avis

  • Justdumb

    Volskwagen a été créée dans les années 30 par Ferdinand Porsche, avec uniquement une subvention en logistique de l’état nazi (notamment le terrain de la municipalité de Volksburg qui a donné son nom à la marque). La culture a ceci de commun avec les parachutes, quand on n’en a pas, on s’écrase.

  • Pierre

    @JUST DUMB : Vouz savé ke l’ortografe cé important ? Prenais dés court.
    A part ça, j’espère que vous ne possédez pas une Volkswagen, Hitler avait initié cette marque. Bref, avec des raisonnements pareils, on n’achèterait plus grand chose.

  • Just Dumb

    Ni vous, ni Alain Ducasse ne semblez être gênés par le fait que le Meurice appartienne au Sultanat de Brunei, pays qui applique la charia. On savez que l’argent n’as pas d’odeur, on sait maintenant que les grands cuisiniers et leurs affidés n’ont pas d’odorat.

  • JeanneD

    @Marcantoine- Ils servent de la Bonite à des 2 et 3 étoiles Michelin à Tokyo (Par exemple, Sawada, un des meileurs sushiyas de Tokyo, le sert). C’est comme de la sardine: vous en avez des pas chers et des plus prisés.

  • Marcantoine

    De la bonite, un des poissons les moins chers, à ces prix exorbitants, et des photos qui ne donnent pas envie de goûter, vous êtes quelque peu compaisant Monsieur Pudlowski ! Yves a 100% raison.

  • Yannick

    Je préfère encore mettre 700 € dans un dîner exceptionnel et parfaitement exécuté comme ce fut le cas au Meurice, que 500 € pour une piètre prestation comme ce fut le cas chez Guy Savoy…

  • Yves

    Ducasser ou Photocopier ? Voilà la force de Mr Ducasse : reproduire à la photocopieuse une certaine idée (industrielle) de la perfection culinaire, la même que l’on pourrait trouver à Moscou, Tokyo, Acapulco, Houston ou Paris. C’est peut-être ça la modernité finalement : une mondialisation du goût parfait, un truc indéfinissable, autant par ses origines que par celui qui a fait la tambouille. Mais le grand menu a pris 100 euros dans la gencive … à 380 bifetons, le convive n’a pas le droit d’être déçu.
    Heureusement, pour quelques dizaines d’euros de moins on trouve à l’autre bout des « Champs » de vraies « signatures », des explosions d’inventivité. Ou pour la moitié du prix, des fulgurances gustatives face aux sommets du Massif Central. Et finalement c’est ce qui est rassurant, la cuisine des vrais grands artisans a encore de beaux jours devant elle.

  • Pierre S.

    La poularde aux cèpes fait envie!
    Les plats sont entre 80 et 120€ quand même…

  • Comparées à celles prises à l’époque Alléno/Lesecq, les photos ne font pas du tout envie…
    Dommage, j’ai beaucoup d’affection pour Estelle.

  • michel szer

    à ce prix la le beurre a intérêt à être bon;pour le reste,faudrait passer à autre chose toujours la ducasserie à toutes les pages.

  • Kevin

    +1 pour les prix !

  • dominiQue

    Et les prix pour une cuisine si simple ? CE n’est pas exageré ?

  • Bordier est en Bretagne, pas en Normandie…

  • kevin

    Bordier ??

  • Marco

    Fabuleux Beurre normand de pure qualite , pourquoi ne pas nommer le nom , le lieu de production, le producteur ?

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