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Allard

« Allard (Paris 6e): Alain, Fernande, Laetitia, Eric et les autres »

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Article du 22 septembre 2013
Laetitia Rouabah © GP

Laetitia Rouabah © GP

C’est le dernier bon coup de Ducasse à Paris: la retrouvaille d’une vieille gloire parisienne – et deux fois étoilée au temps de dame Fernande-, reprise avec brio et efficacité, mais non sans discrétion par le grand Alain avec la jeune (jolie et talentueuse) Laetitia Rouabah aux fourneaux et le malicieux (et basque) Eric Bonneau. Le cadre avec ses deux salles – l’une années 1930, avec son comptoir et ses murs nus, l’autre avec son papier peint, de part et d’autre de la cuisine ouverte au vent est inchangé. Ce qui ici a été mis sur orbite, c’est la neuve direction maison vers le haut de gamme tout azimut.

La maison © GP

La maison © GP

De Fernande à Laetitia, les mêmes jolis mets de cuisine bourgeoise à retomber en enfance: pâté en croûte signée du MOF Arnaud Nicolas (avec foie gras, volaille, porc, plus croûte fine et craquante), oeuf cocotte aux champignons des bois et mouilles aillées, salade frisées aux (beaux) lardons, gros escargots en coquille: le public est heureux qu’en apparence rien n’a changé dans la maison dont André Allard, le fondateur, disait: « les clients ne viennent pas chez nous faire des découvertes gastronomiques, mais faire de vieilles connaissances culinaires« .

Pâté en croûte © GP

Pâté en croûte © GP

Oeuf cocotte © GP

Oeuf cocotte © GP

Grenouilles persillées © GP

Grenouilles persillées © GP

Dont acte. C’est exactement ce que promeut une carte alléchante où la darne de turbot au beurre jouxte le saumon grillé béarnaise, les superbes cuisses de grenouilles persillées – à retomber en enfance -, les côtes d’agneau à la ratatouille ou les belles pièces pour deux (sole meunière, canard aux olives, volaille de Bresse rôtie). Bref, Allard est redevenu Allard. Avec sa carte de grands bourgognes à prix point exorbitants (comme ce Pommard premier cru les Chaponnères de Billard-Gonnet à 80 €), ses jolis vins en carafe (crozes de Robin),  ce menu du déjeuner changeant, ces idées bourgeoises revisitées (joue de boeuf aux carottes fondantes).

Côtes d'agneau © GP

Côtes d’agneau © GP

Tarte aux myrtilles ©  GP

Tarte aux myrtilles © GP

Savarin au rhum © GP

Savarin au rhum © GP

Les desserts n’échappent pas à ce côté conservatoire éclairé, du savarin au rhum à la tarte aux myrtilles et le sourire d’Eric Bonneau qui veille sur le salle, comme il y a peu chez Benoît, est garant de la régularité maison. Qui ouvre, eh oui, tous les jours. Qu’on se le dise!

Eric Bonneau © GP

Eric Bonneau © GP

Allard

1, rue de l'Eperon
Paris 6e
Tél. 01 43 26 48 23
Menus : 34 € (déj.)
Carte : 90 €
Horaires : 12h-16h30, 19h-23h
Fermeture hebdo. : Ouvert tous les jours
Métro(s) proche(s) : Saint-Michel, Odéon

Allard” : 11 avis

  • hubert Lebaudy

    je suis retourné chez Allard avant Noël. Un peu déçu, le pâté en croute avait moins de moelleux que début octobre mais surtout je commande un carré d’agneau et horreur ! On m’apporte trois côtelettes d’agneau ce qui n’a rien à voir avec un carré. Si l’on m’avait proposé des côtelettes d’agneau j’aurais choisi un autre plat à la carte. Le carré c’est une autre histoire que des malheureuses côtelettes. Sinon pour le reste c’est toujours aussi bien.

  • Benjp

    Déjeuner le 11novembre: un accueil merveilleux, un service impeccable, des gens attentionnés; c’est déjà très bien; l’assiette maintenant , presque parfait salade de lentilles, croquantes, l’œuf en cocotte parfait, une frisée aux lardons, moins bien , les lardons trop sales, dommage…
    Puis colvert aux figues rôties pour nous trois, cuisson rosée idéale, un vrai régal! Le tout accompagné d’un gevrey chambertin 2010,sur les conseils judicieux d’un très jeune sommelier, bravo . Enfin île flottante de rêve, mais tarte aux poires sans intérêt, pâte épaisse et mal cuite, dommage a nouveau!
    Au final un très bon moment, une équipe au petit soin..( nous sommes partis avec les restes de notre colvert dans une boîte!) , certes un peu cher , mais nous avons eu un très bon déjeuner et un très bon moment.

  • tictactoh

    Cadre tout de même sacrément vieillot. On peut dire que c’est un voyage dans le temps, dans une certaine tradition française… mais on flirte aussi avec le folklore pour touristes. Et surtout, l’assiette manque de mordant! Les plats sont à la limite du fade, la présentation dans les assiettes est déprimante et on prend quelques libertés fâcheuses avec la carte (le saumon mariné est… juste fumé). La carte des vins tape fort, mais on joue l’étiquette plus que la qualité. Bref, ça manque de trouvaille, de découvertes, d’envie de partage aussi (même si le service est très attentionné).

  • Pierre-Gérard

    Au regret d’apporter une note discordante aux commentaires que je lis. Les étoiles, qu’importe… Je suis un habité de Allard depuis plusieurs décennies, ait connu l’époque de ses transformations, des efforts vertueux des Leyrac pour perpétuer l’esprit, mais là, plus rien à voir. Seul le nom trône sur la façade, l’esprit me semble s’être envolé. Qu’importe pour moi que les plats arrivent en cassolètes argentées, que l’on me propose des vins en carafe (quasiment plus de demi bouteilles, carafes de 45 cl mini de vins – qui maintenant, horreur de la « Parkerisation », sont quasiment tous au moins à 13 ou 14°), en un mot la cuisine « qui mijote », sans façons, me semble avoir disparue. Quand à la carte pléthorique des vins, elle me paraît totalement incompréhensible au regard de la carte des plats, d’une brièveté étonnante. Donc finis les rognons de veau, le coq au vin, la pintade au choux, les tout simples gigots aux flageolets et cassoulets… côté desserts, finis les Paris Brest, Baba au rhum… Un peu de simplicité, d’humilité… Malheureux au possible

  • Didier C

    Dîner avec des amis le 10 octobre, nous étions 7.
    Très bon, la qualité est là.
    Mais quand même très cher. Le pâté en croute à 26 euros c’est quand même abusé…On nous dit les prix Ducasse : certes, mais quand même gonflé !
    Petit bémol : sur le Saint Nectaire, pas d’affinage selon l’ami qui l’a pris. Sur les profiterolles, l’équilibre pâte à chou crème dans les choux est respecté de justesse.
    Entrées de très haut niveau (tant les escargots que l’oeuf cocotte que le fameux pâté en croute), les plats au top (joue de boeuf tendre à souhait, les cuisses de grenouille ont enchanté tout le monde). Pour le vin la carte est en moyenne très chère.

  • Hubert Lebaudy

    Déjeuner le 4 octobre. je vais chez Allard depuis pas mal de temps et malheureusement depuis quelques années c’était plus par nostalgie et pour l’ambiance que j’y retournais que pour la cuisine devenue très moyenne. L’ambiance unique est toujours là mais surtout la cuisine a retrouvé la chemin du bonheur. Le pâté en croute est une merveille, les lardons sont de vrais gros lardon avec un bon goût de cochon, chose rare aujourd’hui et toute la carte est du même tonneau, une qualité bourgeoise simple mais très exigeante et qui ne triche pas. Ce déjeuner fut un moment de pur bonheur éclairé par le sourire du chef. Il ne manque plus que les ronds de serviette des habitués.

  • Stephanie

    Une femme, délicate et gracieuse… une chef, une vraie ! La talentueuse Laetitia Rouabab en cuisine, nous régale avec gourmandise, finesse et tempérament… Le terroir, la tradition, revisités avec subtilité… Eric Bonneau, magnifique capitaine de bateau, mène l’aventure de main de maitre , avec un accueil chaleureux et élégant, un sourire et une efficacité reconnue pour cette personnalité pleine de malice ! Un succulent diner dans un cadre d’exception… Incontournable !!

  • elodie91390

    bravo a laetitia qui grandit au fil du temps !!! courage et encore bravo !

  • sylvie35000

    tous nos encouragements à laetitia. J’ai hâte de déguster les plats du Allard ! 🙂
    grosses bises de tout le monde

  • youlitain

    vive Laetitia!!! gros bisous pleins d’encouragements

  • Salut Gilles,

    Si Allard avait effectivement 2 étoiles en 1958, il se contentait d’une seule étoile dans les années 80… Bon appétit et… large soif!

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