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Chez Miocque

« Deauville: le come-back de Miocque »

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Article du 7 avril 2013
Jacques Miocque © Maurice Rougemont

Jacques Miocque © Maurice Rougemont

On a failli le perdre. On l’a retrouvé avec bonheur. Il avait cédé sa maison deux ans durant à un jeune aubergiste incompétent. C’est, bien sûr,  un coup de blues oublié. Voilà à nouveau Miocque chez lui, plus fortiche que jamais. Eructant, vitupérant, bisoutant à tout. Jacques Aviègne, dit Jacques le caractériel, le crâne glabre, la ventre rebondi, la mine réjouie, les fausses grimaces en guise de sourire: un personnage qu’on dirait échappé de la mythique scène de la cuisine dans les Tontons Flingueurs.

Ce natif du Havre, qui fut jadis Terre Neuvas, et, comme tel, parti au long cours sur les bateaux pêcheurs de morue, s’en fut chercher la fortune à New-York. Il tint – avec succès – le Relais sur Madison Avenue, avant de tout liquider, de revenir au pays, racheter rue Eugène Colas, qui sont les mini Champs-Elysées deauvillais, une brasserie bistrot aux airs années 1930/1950 dont il garda l’enseigne et même empruntant le nom. Jacques Aviègne est donc devenu Jacques Miocque, mais n’a pas oublié son savoir-faire, son goût des bonnes choses, son sens des « RP », sa manière de tutoyer les uns, de voussoyer les autres, d’en engueuler certains.

La sole meunière © Maurice Rougemont

La sole meunière © Maurice Rougemont

Il a fait de son mini-monde un petit théâtre où l’on sent qu’à toute heure il se passe quelque chose. Tout-Deauville, c’est à dire le tout Paris du seizième à Neuilly en goguette, vient s’y faire fête en catimini, réclamant un coin de table en salle ou en terrasse. La maison est petite, on l’a dit. Mais elle paraît vaste, avec sa collection d’affiches de photos du maître de céans avec ses amis du show biz, de la presse, du petit comme du grand écran. Et le succès n’y serait pas ce qu’il est sans une pitance de choix et des liquides de qualité.

Les crevettes grises, les moules marinières, la salade de lentilles échalotées ou la frisée à l’oeuf poché, la belle sole meunière, le pavé de saumon sauvage, comme le cabillaud pommes purée (glanés dans deux bateaux d’entre Fécamp et Trouville), l’entrecôte et le tartare (des Boucheries Nivernaises à Paris) servis avec leurs frites et une salade verte font simplement bel effet. Il y a aussi la tarte aux pomme, la crème brûlée, le pain baguette qu’on sert grillé et qui attend son beurre d’Isigny – on est bien en Normandie: voilà les petits bonheurs qui vous attendent ici.

Ambiance © Maurice Rougemont

Ambiance © Maurice Rougemont

Miocque s’assoit, se gausse, plaisante, joue le pétomane d’occasion (avec, rassurez-vous, une curieuse « machine à pets » qui amuse les enfants et fait se gausser les grands), raconte les mêmes histoires hénaurmes dont il sera, bien sûr, le héros picaresque. Il sert à tout va une rasade de cidre de François David à Blangy, de Pessac-Léognan signé Olivier Bernard au domaine de Chevalier ou de calvados cuvée Paradis de Roger Groult à St Cyr du Ronceray. Ce râleur impénitent est bien un homme de coeur.

Chez Miocque

81, rue Eugène-Colas
14800 Deauville
Tél. 02 31 88 09 52
Carte : 35-60 €
Fermeture hebdo. : Mardi, mercredi
Site: www.chez-miocque.fr

A propos de cet article

Publié le 7 avril 2013 par

Chez Miocque” : 6 avis

  • Sincèrement,je pense que Mr jacques Miocque est quelqu’un de charmant et adorable.
    A moins qu’il ai changé,j’ai bien connu ses parents des personnes exceptionnelles.

  • Scemama

    Restaurant à éviter absolument.
    Patron grossier, service médiocre et nourriture de mauvaise qualité, mais prix élevés néanmoins. Une honte pour une si belle ville.

  • Elisabeth

    Malheureusement, je suis en tout point d’accord avec Michel & ne le suis pas avec votre article … (j’aurais aimé pouvoir dire le contraire!)
    Un accueil glacial, une nourriture acceptable mais rien d’extraordinaire, la cerise sur le gâteau : le pain industriel passé au grille pain !! Finalement, il eut été préférable de ne pas proposer de pain !
    En prime, un serveur blessé qui s’appuie à tous les dossiers de chaise et grimace en prenant les commandes, il y avait un petit air de cour des miracles ce week-end chez Miocque. Et peu importe que le serveur soit mal en point, peu importe qu’on le fasse remarquer, il a continué son service cahin caha.
    Bref, ce week end était pour moi un dernier au revoir chez Miocque, il est vrai que je n’y avais pas mis les pieds depuis un moment et il est sûr que je n’y retournerai pas de sitôt.
    Trop triste cette fin de règne…et trop cher aussi pour les clients !

  • LAURENCE DU HAVRE

    tu vas manger chez JACQUES comme à RUNGIS, tu vas rire chez JACQUES comme aux grosses têtes, tu passes un très bon moment si tu n’es pas coincé.
    JACQUES a un cœur gros comme ça, il nous fait rire et sa cuisine est délicieuse.
    c’est un vrai pro qui donne tout pour son resto. ce n’est pas par hasard si toutes les vedettes passent le voir dans son petit bistrot. C’est un type hors du commun, remarquablement intelligent, drôle et surtout sincère, c’est un ami, un vrai.
    bravo ! du fond du cœur mon JACQUOT pour ta réussite.
    je te regarde depuis des années et j’admire tout ce travail immense que tu as fait.
    t’es un peu  »brut de décoffrage » c’est vrai, mais dans ton bistrot, j’ai toujours très bien mangé et tu m’as toujours fait rigoler, sans toi DEAUVILLE serait insipide et prétentieux.
    JACQUES c’est le AUDIARD de la restauration, une vraie caricature….. j’adore

  • Michel

    J’ai réservé une table pour 4 le week end dernier malgré le commentaire de Lepoittevin-Dubost. Je me suis dit qu’il fallait plus faire confiance au journaliste qui a écrit l’article élogieux. Et bien je m’en suis bien mordu les doigts !!!
    C’est simple, rien n’allait. L’accueil est froid voire glacial (en arrivant j’ai dit bonjour au bar où il y avait 3 employés et le patron, pas un seul ne m’a répondu). Il doit falloir être un critique du Michelin ou un people pour que l’on vous accueil !! Les photos du patron en compagnie des stars remplissent les murs et le plafond du restaurant tel une pizzeria des années 80. On se croirait au musée de la mégalomanie. La cuisine est ni bonne ni mauvaise mais reste trop cher pour ce que c’est. Pareil pour le vin. Même le pain est médiocre (une baguette industrielle passée au grill avec une tranche carbonisée par corbeille ). Le service est long et pas prévenant. Les insultes qui fusent entre les cuisiniers en plein service font froid dans le dos avant l’arrivée des premières assiettes….bref, le combo parfait pour passer une mauvaise soirée, dommage pour une aussi jolie ville.
    Pour toutes ces raisons, on se dit que la crise n’y est pour rien dans la dégringolade de ce genre d’établissements. Je ne dois pas être le seul à le penser, la moitié de la salle était vide, un samedi soir du mois de juin !!!

  • LEPOITTEVIN-DUBOST

    Homme de cœur ? Nous n’en avons visiblement pas la même définition ! Vigneron par passion et qui plus est Normand d’origine, je me suis permis de le contacter ce matin par téléphone après qu’un ami qui avait eu l’occasion de lui faire goûter mes vins (que Monsieur Aviègne avait d’ailleurs dit avoir appréciés) m’ait invité à me rapprocher de lui ; j’ai été accueilli de façon on ne peut plus désagréable par ce monsieur qui,s’il n’a pas perdu son savoir faire a en tout cas oublié son savoir vivre faisant preuve d’un insupportable irrespect. En conclusion, peut-être pour le tout Paris du seixième à Neuilly mais certainement pas pour ceux attachés aux êtres profonds et aux valeurs humaines.

Et vous, qu'en avez-vous pensé ? Donnez-nous votre avis !

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