Sur la-Croix.com: « Bouchons » ou « bistouilles », la France des bistrots

Article du 16 février 2013

Un  article sur « France Bistrots » publié sur le site de la Croix, avec ce sous titre Les bons plats français de Lille à Nice en passant par Paris

Couverture de France Bistrots

Qui dira le charme des vieux bistrots ? Célébrés par Simenon dans Maigret, par Claude Sautet au cinéma, on annonçait leur fin certaine il n’y a pas si longtemps. Ringards, pas assez modernes, dépassés par les fast-foods aux formules rapides et pas chères…, ils étaient voués à disparaître, en même temps que les volutes de cigarettes désormais interdites à l’heure du « petit blanc » et du « petit bruit de l’œuf dur cassé sur un comptoir d’étain ».

Eh, bien non ! N’en déplaise aux Cassandre, les bistrots sont redevenus à la mode. Du « Procope » historique à Paris, à l’alternatif « Plan b » de Poitiers, en passant par l’Excelsior art déco de Nancy ou au « Bistro » de village de Champlemy (voir la série d’été publiée dans La Croix au mois d’août 2 011), ils ont retrouvé droit de cité. « Tendance » ou traditionnels, « bobos » ou populaires. Mais surtout havres de chaleur et de convivialité autour de plats du jour réveillant les souvenirs des saveurs de jadis ou les ré-enchantant en de nouvelles alliances.

Sur l’ardoise des bistrots

Critique littéraire et gastronomique, Gilles Pudlowski leur a consacré un très bel ouvrage rédigé, comme un carnet de voyage, au fil d’un tour de France et des Régions. Sillonnant les routes qui mènent de Paris à Metz, de Nice à Lille, de Montpellier à Strasbourg…, il a retenu une quarantaine d’adresses et une centaine de plats affichés aux menus. En voici deux : le Saucisson lyonnais aux lentilles, se déguste « Chez Abel », installé à Lyon, la ville des « bouchons » et des fameuses « mères » Brazier, Blanc, Fillioux, Castaing,  …; les escargots au maroilles, figurent à la carte du « ‘T Rijsel » de Lille, dans ce Nord de la France qui pourrait bien être à l’origine du mot « bistrot ».

On le dit dérivé de « mastroquet » et de « bistouille ». À moins que le terme ne provienne du poitevin « bistraud » – « petit domestique et aide de marchand de vin », précise le Dictionnaire Robert. En réalité, personne ne sait réellement d’où il provient. Surtout pas, malgré une légende tenace, du russe bistro (« vite »), soi-disant lancé par des Cosaques assoiffés, lors de l’occupation de Paris en 1814.

France Bistrots, aux éditions de La Martinière, 384 pages, 35,90 €.

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Publié le 16 février 2013 par
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