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Auberge de la Roche

« Morteau: la folie Fefeu »

Article du 4 février 2013
Philippe Feuvrier © Maurice Rougemont

Philippe Feuvrier © Maurice Rougemont

Sa maison de bord de route est la balise gourmande sur la route de Pontarlier à Morteau. C’est le pays des fermes à tuyés, ces hautes cheminées où l’on fume les belles saucisses d’ici. Philippe Feuvrier dit « Fefeu », présent depuis quarante ans, a repris l’auberge paternelle, après ses classes à l’école d’hôtelière de Strasbourg.

Philippe dans tous ses états © Maurice Rougemont

Philippe dans tous ses états © Maurice Rougemont

Il parle avec passion de son métier, s’emballe sur les poissons sauvages qu’un pêcheur ami lui ramène du Doubs si proche, se passionne pour ses clients suisses si gourmets, si curieux, si dociles, tellement plus agréables que les Parisiens « qui débarquent à 21h30 et ne commandent qu’un plat car ils n’ont pas faim ».

Plats © Maurice Rougemont

Plats © Maurice Rougemont

Son métier ? Une bonne œuvre, un apostolat et la volonté de bien faire en toute chose. Il y aura l’œuf poché aux truffes et champignons, le foie gras au naturel, mariné au vin jaune avec ses chutneys à l’oignon, au coing, à l’olive, son (fabuleux) sandre pêché non loin, servi encore gigotant, cuit  rose avec son sabayon aux herbes, son croustillant de légumes. Après, on hésitera entre le filet de veaux aux morilles, le très local chausson de jésus de Morteau au fumet du Jura (servi pour deux) ou le faisan farci de ses abats – « un faisan comme tu n’as jamais vu à Paris, tendre, sauvage, pas sec ». Feufeu, qui est chasseur, passionné par sa région autant que par son métier, n’a de cesse de raconter pour convaicre.

Desserts © Maurice Rougemont

Desserts © Maurice Rougemont

Il a la gnaque de Loiseau, la ferveur de Veyrat. On lui pardonne aisément ses amuse-gueule un peu ringard. Et on s’attendrit volontiers sur son décor très « bourgeois années 1970 », auquel le Michel qui l’étoile accorde les couverts rouges désignant le lieu « particulièrement l’agréable ». Les desserts ? Ces pâtisseries du chariot qui pourraient être obsolètes et triomphent avec la dacquoise, la tarte au chocolat ou le « club » framboise. Les vins ? A la fois de copain et de raison. Chardonnay bio à la Percenette du Domaine Pignier en côtes du Jura, le Château Chalon signé de lui-même et qu’il sert au verre ou le savigny-les-beaune la Bataillère aux Vergelesses 1er Cru d’Albert Morot au château de la Creusette.

Philippe et son épouse © Maurice Rougemont

Philippe et son épouse © Maurice Rougemont

On sort de là à l’air libre et pur de la Comté Franche en clamant la gloire du pays d’ici. La Suisse est en face, ou presque. Mais c’est cette région frondeuse qui engendre des Feuvrier à la folie si positive.

Auberge de la Roche

9 rue du Pont-de-la-Roche
25570 Morteau
Tél. 03 81 68 80 05
Menus : 26, 43,20, 53,90, 75,80 €
Carte : 70-95 €
Fermeture hebdo. : Lundi, mardi soir, dimanche soir
Site: www.aubergedelaroche.com

A propos de cet article

Publié le 4 février 2013 par

Auberge de la Roche” : 12 avis

  • De la Fuente

    Vous me faite bien rire avec vos critiques négatives !! Dans ce métier les critiques sont faites pour avancer mais la c’est dur car mr feuvrier à atteint l’excellence.
    Si vous ètes parti a 11h50 vous avez encore attendu trop longtemp et surement pris la table a des gens plus connaisseur, épicuriens.
    Pour l’odeur des fromages il est sur que ce ne sont pas des fromages emballés dans l’alu de type « vache qui rit » et pour les plats sans saveurs je pense que vous avez trop regardé top chef. Vous devriez postuler pour jury !! Je suis content que vous n’aye pas pu goûter au dessert vous ne le méritiez pas.

  • monnin didier

    Ma femme et moi avons passé la soirée de nouvel an hier soir..! une catastrophe..! A part la soupe potimarron…tous les plats étaient sans saveur et froid..! pour couronner le tout la fin de repas a été empoisonné par l odeur des chariots de fromages. Nous avons quitté la soirée sans prendre le dessert a 11H50 tant l odeur était insupportable. Nous n avons pas regretté d avoir quitté cet endroit triste a mourir. Surtout que notre table était située dans un couloir…Fortement déconseillé…. sauf aux téméraires.

  • vauthier jb

    quand je lis des commentaires négatifs sur ce restaurant…… il ne faut pas pousser ,la critique est facile mais je pense que cette personne ne connaît rien au métier de la restauration malgré l’emploi de thermes « petit ou grand boule ». En ce qui me concerne cela fait ma troisième visite hier l’accueil souriant du personnel et la sympathie du patron nous ont mis en condition pour apprécier ce moment privilégié Cuisine vrai sans détour ,recherche dans l’association des produits ,le rapport qualité ,prix sans surprise et une régularité dans la qualité des différents plats méritent une appellation  » très bonne table de Franche-comté « je ne parlerai pas de la carte des vins toute aussi remarquable .La passion du patron et l’amour du métier font le reste et puis je vais vous dire depuis le temps, cette auberge est dure comme « de la Roche » a bientôt pour une quatrième visite et merci

  • Bonardo

    Je suis allé deux fois dans ce restaurant ,et sincèrement je le recommande ,si vous aimez la cuisine de tradition avec un plateau de fromages ,et un chariot de desserts ,gargantuesque ,et généreux ,un accueil attentionné ,un service parfait ,et des tarifs raisonnables ,il faut aller une fois dans sa vie ,dans cet établissement.
    Le décor des années 70 ,est plaisant et rassurant ,et il en ressort une cuisine généreuse ,dans ce lieu.
    Cette forme de cuisine ,devient très rare ,alors un petit conseil,ne pas faire attention aux commentaires ,et faites vous une idée par vous meme .

  • Benoît Schmid

    Excusez-moi mais le patron n’est absolument pas pédant. Nous avons discuté très sympathiquement avec lui. Quant au choix du vin , nous l’avons laissé a l’appréciation du chef de rang qui nous a servi un très bon Arbois rouge à un prix plus que correct. Critiques injustifiées.

  • Benoît Schmid

    Dîner de ce midi : SOMPTUEUX ! Feufeu nous a fait virevolter dans une farandole de mets délicieux : du velouté de potimarron aux mignardises, tout a enchanté notre palais. Dès l’accueil nous nous sommes sentis chez nous, le patron et la maîtresse des lieux venant chacun leur tour nous saluer. Un personnel stylé et courtois complétait cette ambiance feutrée. Nous avons laissé le chef de rang choisir un Arbois rouge pour nous et nous avons été enchanté de son choix.
    Dans l’ensemble, un rapport qualité/prix vraiment à recommander. Nous y reviendrons avec grand plaisir.

  • Jacqueline

    Excellente table découverte aujourd’hui même:cuisine raffinée,inventive et goûteuse; chariot de desserts faits-maison fabuleux servis avec une extrême générosité (et vraiment à volonté);accueil et service d’une grande gentillesse . Nous reviendrons avec plaisir,ne serait-ce que pour profiter aux beaux jours de la très jolie terrasse fleurie.

  • Faro

    Nous n’y retournerons plus !!!Accueil très froid et IMPOSSIBILITE de prendre des menus différents mon épouse et moi !!!! SCANDALEUX vu les tarifs pratiqués ! ne laissez jamais le choix au maitre d’hotel, il vous fera toujours prendre les vins les plus chers ! Très surfait, et toujours moins agréable. Le patron est pédant ! il y a des restaurants beaucoup plus accueillants et à un excellent rapport qualité/prix à 9.7 km en direction de la Suisse…

  • guyenet

    nous sommes allés hier au soir chez fefeu, et nous n’y retournerons pas. Mets très bon mais pas inoubliables. Services très longs. une étoile au guide Michelin ce n’est pas forcément une bonne référence. Quand à l’addition elle est plutôt salée. étant de besançon, nous avons fait 80 kms et nous n’avons pas été émerveillés.

  • Francis LE BIHAN

    Excellente table faite ce midi, avec au menu le fameux et délicieux chausson!
    Un chariot de fromages et desserts impressionnant !
    Nous y retournerons avant la fin de notre semaine de vacances!
    Restaurant complet ce midi, service impeccable, accueil identique, avec une visite sympathique du chef à notre table.

  • bousson

    Nous y retournerons, c’est sûr! accueil plus que sympathique dans cette maison, où le chef prend le temps de venir vous saluer, et où son épouse et le serveur sont attentionnés. cuisine savoureuse et généreuse.Pour notre 2eme visite, nous avons été ravis.

  • Mon expérience dans cet établissement date certes de quelques années mais elle ne m’a guère enthousiasmé. Effectivement, pour conforter les propos de Philippe Feuvrier, on y côtoie de drôles de clients. Ce jour-là, Mme Sylvie Feuvrier, petit sac en bandoulière, en a fait la triste expérience avec 3 tables insupportables : deux voulaient être servis plus vite qu’elles n’étaient arrivées, ne prenant de surcroît qu’un seul plat, la troisième était occupé par un homme qui ne comprenait rien aux particularités aromatiques du cépage Savagnin et son épouse déjeunait avec du thé sucré ! Comme les 4 menus proposés ne comportaient aucuns plats susceptibles de retenir notre gourmandise, c’est à la carte que nous avons composé nos réjouissances … de courte durée : pour l’entrée, le foie d’oie était très limite au niveau de sa texture et son caramel de Vin de Paille bien trop proche du petit ou grand boulé, ce qui le rendait beaucoup trop collant. Pour suivre, Le Jésus de Morteau en brioche et sa lie d’Arbois rouge, se révéla une préparation manquant d’allure, avec une pâte à brioche quelconque. Avant Le grand chariot de desserts nous avons eu droit à une bonne glace aux pruneaux à l’Armagnac (un avant dessert qui ne sera pas servi aux fameuses « 3 tables »). Pour revenir à ce grand chariot de desserts, son cérémonial de mise en place fut un rare moment de bonheur, et pour tout dire le seul de ce déjeuner. Pendant dix minutes Mme Feuvrier et son serveur n’arrêteront pas de l’achalander avec plus de 22 pâtisseries ou glaces différentes (Opéra, Mini figues au caramel de betterave, Assiettes de fruits exotiques …). Hélas, sa dégustation nous fera alterner le bon, avec un Montélimar, un Framboisier et des Œufs à la neige, et le moins bon, avec un Paris-brest à la pâte à choux cartonneuse, un Sorbet melon bien fade et une Mousse au chocolat noir trop fluide. Et pour conclure, le café Yrgasheffe d’Ethiopie manquait d’arômes !
    Bref une expérience plus que mitigée qui ne nous a pas encouragés à remettre le couvert dans ces lieux lors de nos escapades Franc-Comtoises ultérieures.

Et vous, qu'en avez-vous pensé ? Donnez-nous votre avis !

Auberge de la Roche