> > > > La Bauhinia au Shangri-La
4

La Bauhinia au Shangri-La

« Le brunch de la Bauhinia (Paris 16e) : première classe ! »

Un article plus récent sur le même sujet est disponible sur notre site, vous pouvez le retrouver en cliquant ici

Article du 4 mars 2012
P

Baptiste Peupion à la Bauhinia © GP

Finalement, le Michelin 2012 aura réussi à nous étonner au Shangri-La, accordant d’entrée deux étoiles (méritées) l’Abeille et une (sujette à caution) au Shang-Palace, en oubliant la belle table franco-asiate de la Bauhinia. Celle-ci ne se contente pas d’offrir tous les jours une cuisine de grande classe, mais vient de créer une formule brunch qui la classe en tête du genre à Paris.

Oeuf Benedict aux truffes © GP

Bien sûr, les tarifs ne font rire personne. Mais nous sommes là dans un palace de grande classe qui a gardé ses aises, jouant la qualité au « top » à tous les niveaux, aussi bien dans les vins d’accompagnement qu’il propose (chambolle musigny 2009 de François Feuillet, Château Citran 2005), que dans les plats qui enrichissent les buffets maison. Veille sur la demeure le jeune Baptiste Peupion, élevé dans l’écurie Ducasse, et qu’on connut aux tous débuts de Rech avenue des Ternes.

Entrecote facon sandwich © GP

Ici, au programme, dans le cadre feutré en vert avec des notes de rouge, imaginé par Pierre-Yves Rochon, très Marie-Chantal chez les Malais, du bon, du très bon, de l’excellent: salades de boeuf thaï, de papaye et de crevettes à la malaise,  de pamplemousse et crevettes façon thaï (Yam Som O), makis de concombre et avocat ou avocat et saumon, verrines de soupe de cresson, de guacamole à la crème de wasabi (un peu riche), de gaspacho de betteraves ou de royale de foie gras avec pommes granny. Puis le splendide oeuf Benedict aux truffes, mais aussi l’exquise entrecôte Black Angus avec son tartare « façon sandwich », qui fait le plus exquis des burgers, flanqué de divines frites façon pommes soufflées et du pomme purée écrasée à la ciboulette.

Sole Berlada © GP

Et encore, côté interprétation malaise, une sole Berlada, farcie d’une sauce au piment rouge, gingembre, oignon, ail, citron vert, concombre cacahuète, avec son riz parfumé à la noix de coco cuit en feuille de bananier et son tempura d’oignons à la coriandre, brocoli, crevettes, exceptionnelle de goût, de fermeté et de fraîcheur. Et, sur le même mode, un poulet Rendang avec sa sauce noix de coco-citronnelle, fluide, épicée, savante, qui laisse intact le goût net au produit d’exception qu’elle accompagne. Plus un riz biryani aux raisins, amandes parfumées à la cannelle, cardamome et badiane dont on ferait bien son ordinaire…

Poulet Rendang © GP

On y ajoute, in fine, les desserts à l’ancienne recréés avec science et malice par l’expert maison, François Perret: flan parisien à la vanille, baba au rhum avec sa crème ultra légère, amusante tarte tiramisu, tarte et mousse au chocolat, tarte normande, tarte Bourdaloue aux poire amandine, cannelés, cookies, riz au lait à la mangue et j’en oublie! Bref, ce brunch de luxe vaut assurément la découverte, le voyage et la dégustation.

Buffet de desserts © GP

La Bauhinia au Shangri-La

10, avenue d'Iéna
Paris 16e
Tél. 01 53 67 19 53
Menus : Brunch: 92 € (avec verre de vin et coupe de champagne: 110 €), 38 (enf.) €
Carte : 90-110 €
Fermeture hebdo. : Ouvert tous les jours
Métro(s) proche(s) : Iéna
Site: www.shangri-la.com/fr/property/paris/shangrila/dining/restaurant/labauhinia
Brunch : Samedi & dimanche de 11h30 à 15h30

La Bauhinia au Shangri-La” : 4 avis

  • Claudia sfez

    Nous étions 5 dimanche 30 mars le lieu est superbe l accueil très bien. Les buffets varies, de qualité et très bien présentes. Notre déception est à l origine du service pdt le repas peu attentionné et des entrées et plats servis à table très décevants.

  • Yves Papak

    Accueil parfait : voiturier devant l’hôtel prise en charge immédiate par une hôtesse qui vous conduit dans les longs couloirs de l’hôtel au restaurant
    service de même, jeune, souriant, attentif mais discret et juste ce qu’il faut de familiarité.
    Très beau cadre, tout en douceur et en clarté
    L’assiette m’a déçu :
    -raviole de langoustine : la chaire du crustaçé trop cuite, en bouillie dans la raviole, fade, sans goût, décevant et cher
    -une sole Berlada : du goût mais trop cuite et tiède
    Le piano trop fort (difficile de doser, bien placé pour le savoir…)
    L’addition 310 euro à deux avec une bouteille à 110 : trop cher pour le résultat, dommage.

  • Ca a effectivement l’air superbe…

  • Enfin des brunchs haut de gamme qui ouvrent à Paris!
    Celui-ci a l’air vraiment sympa mais j’ai failli m’étrangler en voyant le tarif!
    Fabrice

Et vous, qu'en avez-vous pensé ? Donnez-nous votre avis !

La Bauhinia au Shangri-La