2

El Asador

« Bayonne: dernier clin d’oeil après la fête »

Article du 29 juillet 2010

Ambiance dans une rue montante © GP

On va bientôt repartir, mais à Bayonne la fête continue. Les fêtes, devrais-je dire. car il y a les beuveries du soir, les excès de la foule, la jeunesse qui boit de travers et a mal à la tête. Mais aussi les choeurs d’hommes, l’aubade au roi Léon, les courses pédestres (« la foulée du festayre »), les pirogues sur la Nive, les courses de vaches, la corrida à cheval, les concerts, les bars qui se remplissent si vite, avec une prime pour le Chai Ramina, minuscule par la taille, grand par l’ambiance.

Chemin faisant, avec mon ami Joseph, qui oscille toujours entre Var, Alsace et Lorraine, on a redécouvert les hauts de Bayonne, en trouvant, comme toujours, que « le pays Basque c’est l’Alsace avec la mer« . Voici une foule compacte et rieuse, gourmande et sérieuse dans sa manière de prendre du plaisir au grand air.

Joseph devant la cathédrale et près d'El Asador © GP

Au Chai Ramina © GP

La perle gourmande, à découvrir, au détour de la vieille ville et à deux pas de la cathédrale, elle se nomme: El Asador. Firmint Belchit, qui a apprit le métier chez Arrambide à St Jean Pied de Port et chez Jean-Luc Poujauran, côté pâtisserie à Paris, a repris la demeure magique de Marie-Jesus Freitas. Et je regrette d’avoir malencontreusement effacé « la » photo du passage du relais entre la charismatique Maria-Jesus et le timide Firmin, qui s’affirme cependant. Il sert une tarte aux cèpes, d’exquises croquetas de morue, des calamars frits ou des piments del piquillo farcis de pied de porc qui donnent envie, à nouveau, d’inscrire la demeure sur son carnet d’or.

Notez là. Je vous la livre comme on glisse une pépite à des amis. On y reviendra vite!

El Asador

19, rue Vieille Boucherie
64100 Bayonne
Tél. 05 59 59 08 57
Menus : 18,50 €
Carte : 35 €

A propos de cet article

Publié le 29 juillet 2010 par

El Asador” : 2 avis

  • cazaux

    Je suis tout à fait d’accord avec Philippe Dean. Tout a changé sauf le décor, en beaucoup moins bien. J’y allais 2 fois par semaine pour la qualité des produits et l’accueil de Maria Jesus. J’ai essayé à plusieurs reprises avec le nouveau propriétaire, j’ai été très déçu. Les produits ne sont pas de même qualité, les fournisseurs ont changé, le cuisinier aussi.

  • Déan Philippe

    Désolé de ne pas partager du tout votre soutien à la cuisine de Firmin Belchit. Celui-ci a réussi l’exploit de faire fuir en un rien de temps l’ancienne clientèle de l’Asador, pourtant tout acquise au lieu, faisant regretter les temps glorieux où Maria-Jesus Freitas était aux commandes de cet établissement chéri de tous, fréquenté par les plus grands chefs de la région, et qui ne désemplissait jamais.
    Ce n’est pas que les aficionados de l’Asador ne pouvaient supporter quelques changements inhérents à un passage de main. C’est que pendant un certain temps, les piquillos farcis de morue de la carte arrivaient farcis de pieds de veau – ce qui n’est pas la même chose —, que le Koskera sortait sans sauce verte ni palourde mais avec des restes bricolés des services de la veille, sinon de la semaine… la rumeur disait même avec persistance que l’Iberico servi n’était en fait que du Terruel (6 fois moins cher). Il n’a pas été permis de douter longtemps, si ce n’est sur les réalisations, sur les intentions du successeur. Seules les belles affiches des San Fermin n’ont pas déserté les murs. Il paraît même que leur propriétaire continue de fréquenter l’endroit. C’est tant mieux. Mais comme beaucoup d’autres qui ne confondent pas le Pays Basque avec l’Alsace, quand il s’agit de manger basco-espagnol, j’ai repris le chemin de l’Espagne.

Et vous, qu'en avez-vous pensé ? Donnez-nous votre avis !

El Asador