Derrière "salle à manger"
« Metz: le charme de Derrière »
Il y a Derrière à Paris, rue des Gravilliers, en lisière du Marais. Il y a Derrière, à Metz, à deux pas de la place St Louis et de la commerçante rue la Tête d’Or. La maison a du charme, comme son modèle parisien, assure aisément le plein au déjeuner, séduit avec son mobilier de récup ‘, ses sièges, ses luminaires et ses papiers peints années 1950 à 1970, sa courte ardoise changée chaque jour, son ambiance, comme « a la casa ». Julien Longhi a créé là un lieu, à fond de cour, derrière l’épicerie où l’on vend les produits italiens, plein de charme, de tonus et de caractère.
La douce Anna Ciavara, sa belle-mère, native des Abbruzzes, qui fut jadis à son compte à l’Abri de Pont à Mousson, le relaye aux fourneaux. Lorraine sert en salle avec salle avec gentillesse. Et tout le monde semble heureux de trouver ici place. Il y a deux salles cosys comme un salon d’amis, des fauteuils, canapés, tables en bois, dignes de brocante, les idées du moment et les prix doux.
Les réussites maison ? Ce sont le carpaccio de bresaola et roquette, la polenta avec sa pancetta, la piadina avec mortadelle, comme les paccheri au four et à la tomate (même si la sauce fait un peu « concentré ») ou encore le risotto Arborio (un peu compact) aux moules, le steak d’espadon à l’huile d’olive ou aux légumes, qui, tous, font gentiment « comme à la maison ». Ajoutez-y un tiramisu, un pudding genre diplomate, une panna cotta (hélas collée à la gélatine), sans omettre les crus au verre séducteurs genre blanc Custoza de Monte del Fra au lac de Garde, rouge séveux Salice Salentino des Pouilles signé Leone de Castris ou encore Maggese de Toscane. Assez pour faire une maison de charme ou de coeur, où revenir est une douce habitude.














