L'Aloyau
« Metz: les bonnes viandes, c’est l’Aloyau »
Metz, on le sait, est profuse en bonnes petites tables de toutes sortes, qui proposent des viandes de qualité à tarifs sages. L’une des vedette du genre : l’Aloyau. Jacques Heitzmann, fils d’une dynastie de bouchers dont il incarne la 3e génération – la boutique familiale, dont s’occupe son frère André avec sérieux, se trouve toujours place du Quarteau, a revu sa maison avec superbe.
On a oublié que ce fut là jadis un italien un peu pompeux nommé le Pompéi. On vient là goûter des pièces de viandes de qualité (superbe côte de bœuf de Charolais, belle entrecôte, onglet, filet, onglet à l’échalote, brochette) grillés ou poêlés, flanquées d’une béarnaise ou d’une sauce marchand de vin. Il y aussi l’escalope veau panée ou le cordon bleu, la tête de veau, le porcelet, le rognon de veau flambé au cognac (entier ou émincé, à la demande) ou le suprême de volaille avec sa sauce crème aux champignons frais.
Les cuissons sont justes, les frites honnêtes, le beaujolais villages du château du Carré, fruité à souhait, passe tout seul. En hors-d’Å“uvre, la tourte marinée au riesling, la salade de foies de volaille, le fromage de tête, la terrine maison ou les ravioles de grenouilles font bel effet. Et en issue, profiteroles au chocolat ou tarte Tatin ne manquent pas d’allure. Comme le Superbe menu à 33 € (avec foie gras, tournedos Rossini, cochon de lait sauce mirabelle ou crème brûlée entre autres) et formule de saison à l’ardoise à 28 € (escargots, confit de canard, croustillant de banane) font aisément plaisir. Voilà une maison de bouche fort sérieuse qui a subi un joli coup de jeune.














