Bistrot de Pékin
« Comme à Pékin (Paris 8e) »
L’assistance chinoise, nombreuse, ne trompe pas. On est bien ici dans une table authentique. Certes, les meubles laqués s’écaillent un peu, le service est ou rapide ou longuet ou inattentif, oubliant un plat ou de s’enquérir de la commande. Mais tout ce qui est servi ici, sous la houlette de deux chefs, l’un originaire de Pékin, l’autre du Sichuan (d’où les épices qui pimentent les mets) sont frappés du sceau de la justesse et de la vérité.
Les grandes soupes à partager pour deux (aux nouilles, au porc, au boeuf), les abats en folie, comme les oreilles de porc pimentées, l’estomac de porc ou les rognons sautés: voilà ce qui vous attend là . Relayé par un service de charme qui n’oublie pas de sourire, Xu Yun est le grand ordonnateur de cette ambassade chinoise de qualité. Au fil du décor, on remarque antiquités, instruments de musique, porcelaines et autres ustensiles de cuisine.
On se délectera de soupe aux raviolis de crevettes, pickles à la sichuanaise, Å“ufs de cent ans et tofu, raviolis (dim sum) de poulet dits « spéciaux », car mixés aux crevettes, méduse au vinaigre, langues de canard, tête de lion (moelleuse boulette de porc), porc sauté à la pékinoise, arrosé d’Erguotou (à 57° !), ou encore d’une marmite de porc braisé aux vermicelles, sans omettre le poulet dit « Bistrot de Pékin », relevé d’épices de Sichuan.
Les prix sont doux, les plats se partagent, la maison ouvre tous les jours. Réservez!



















Ici, on mange entre chinois !