Erquy : avec Christophe le Marrec, pêcheur de saint-Jacques

Article du 4 avril 2022

Christophe Le Marrec, dans sa cabine © MR

Toujours en quête du « Meilleur de la Bretagne », notre photographe-complice Maurice Rougemont nous conte l’odyssée de Christophe Le Marrec et de son bateau, le Ty Noëm …

Sur le bateau © MR

Embarquement à Erquy bord du Ty Noëm avec Christophe Le Marrec et son matelot. Nous faisons connaissance dans la cabine de pilotage. Il nous parle de la mer, de ses coins secrets, et de ces restaurants sur-étoilés sur les pistes de ski qu’il fait livrer directement avec son propre camion. Il nous faudra environ une heure pour atteindre la zone de pêche. Entre temps, le pilote automatique est tombé en panne et le patron pêcheur a dû descendre avec ses outils, dans les entrailles du bateau pour réparer l’avarie pendant que le marin tenait la barre « A bord, il faut savoir tout faire » plaisante-t-il.

Une coquille épaisse et charnue © MR

A 9h 45, nous arrivons sur les lieux. Les dragues métalliques sont prêtes. Comme tous les bateaux alentour, nous attendons 10 heures, qui sonneront le début de l’autorisation de pêcher. On ne plaisante pas avec l’horaire ! Dans le ciel ce jour-là on a signalé pas moins de deux avions de surveillance, et en mer un bateau des Affaires maritimes muni d’un drone. Sur le toit de la cabine du Ty Noëm, son numéro d’identification est bien en vue des autorités au cas où. C’est dire si la la pêche de ce précieux mollusque est une affaire sérieuse.

L’heure du tri pendant le retour © MR

A l’heure pile, le marin lâche les filins, et les dragues descendent vers le fond. Nous n’avons droit qu’à 45 minutes de pêche, ce qui permettra quatre ratissages avec remontée des deux dragues. La première remontée s’avère catastrophique. A bord, on ne dit plus mot et l’ambiance n’est pas à poser des questions. Heureusement, les trois autres ramassages feront reprendre le sourire à l’équipage. A midi, nous mettons le cap vers le port. Capitaine et marin sont ensemble sur le pont à trier les coquilles. La taille minimum est 10,2 cm et on remet les plus petites à la mer « pour l’année prochaine » m’explique Christophe.

Les minutes sont précieuses… © MR .

On met à part, les grosses, celles pouvant aller jusqu’à 15cm, plus rondes, plus épaisses, au goût puissant. A l’arrivée au port d’Erquy, nous retrouvons Michel Dauvilliers, spécialiste de la pêche à la coquille en plongée, mais cela est une autre histoire et nous en reparlerons.

La remontée des dragues pleines de coquilles © MR

 

Ty Noem

le port

22430 Erquy

Tél. : 06 75 81 29 08

Site : www.facebook.com/TY-NOEM

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Publié le 4 avril 2022 par
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