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Plongonvelin : l’avènement de Nolwenn Corre

Article du 13 mars 2022

Nolwenn Corre, entre Christophe et Anthony © GP

Elle est l’étoilée du bout du monde, de la fin des terres, à deux pas de son phare et de son abbaye en ruine, elle a rénové, avec son frère Tanguy, de belle manière, l’hostellerie familiale devenue moderne et panoramique. On vous parlé du bistrot relaxe et gourmand. Mais sa table de haute volée vaut le détour et l’éloge. Le décor a été épuré. On a gardé la cheminée, mais éliminée les nappes et l’on goûte sur tables de bois une cuisine très « bretonne nouvelle vague ».

Coquillages © GP

Nolwenn Corre, 32 ans, formée à l’Institut Bocuse d’Ecully, qui a travaillé chez Jean Luc l’Hourre, Yannick Alléno et Christian Le Squer, joue une partition terre/mer de bon aloi, relayé en salle par un service d’exception, avec le maître d’hôtel Christophe Cotton et le sommelier Anthony Etandin. Les vins sont choisis avec nez, sont tarifés avec sagesse, et les menus font l’effet de sonates harmonieuses.

Saint-Jacques © GP

Daurade Royale pêchée en rade, infusée à la vanille et gelée de pomme acidulée, pétoncles noires et barde croustillante ou tartelette de chair d’araignée du Conquet et mayonnaise épicée font l’effet de canapés en ouvertures lumineuses. Tout comme la langoustine du Guilvinec et sa compote d’endives caramélisées aux agrumes. On embraye sur les coquillages (coques, couteaux, clams) et langues d’oursin juste cuits,  avec un taboulé de chou fleur et un coulis de cresson.

Barbue © GP

C’est ensuite le grand opéra de la coquille Saint-Jacques de la rade de Brest, servi compressées, pochées, avec des crackers au sarrasin, un beurre blanc au Noilly-Prat et caviar. Puis la barbue des côtes bretonnes avec radis Blue Meat, feuille de blette et blé iodé en risotto. Puis le veau du Ségala cuisiné aux algues, avec anguille fumée, cerfeuil tubéreux et sauce relevé aux câpres

Veau © GP

On digère vitre avec le dessert autour des agrumes et huile d’olive et la poire rôtie, avec son blanc manger, son sorbet et lait ribot aux herbes fraîches et crème diplomate à la vanille. Là dessus on boit le chinon Vieilles vignes 2018 Domaine Philippe Alliet et le Persan de Savoie 2020 de chez Jean-François Quenard à Chignin. Cette Bretagne, vagabonde, délicate et légère, a bien du charme …

La poire © GP

 

L’Hostellerie de la Pointe St-Mathieu

la Pointe de St Mathieu
29127 Plongonvelin
Tél. 02 98 89 00 19
Chambres : 95-185 €
Menus : 65, 95 €
Fermeture annuelle : mi-janv.-mi-fév.
Site: http://www.pointe-saint-mathieu.com

A propos de cet article

Publié le 13 mars 2022 par
Catégorie : Coups de coeur, Restaurants, Voyages Tags :

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  • Nick

    J’en sors… et reste encore sous l’émotion de cette symphonie bretonne que vous décrivez si bien. Posté près de la grande cheminée, la dégustation a été exceptionnelle avec en points d’orgue les Saint Jacques et le dessert poire. Maitre d’hôtel et sommelier au niveau, j’ai même apprécié un vin de Savoie ! Nous avons eu le plaisir de saluer Nolwenn Corre en fin de repas

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