Mont-de-Marsan : la nouvelle donne de Philippe Lagraula

Article du 7 novembre 2021

Philippe Lagraula © GP

On vous a déjà parlé de cette exquise villa de 1912 sur son bord de rivière, face au pont de la Midouze. La maison a conservé charme et raffinement sous la houlette du duo d’esthètes, Patrice Arnegau et Etienne Clauzel, qui y ont imaginé un lieu d’art entre l’ancien et le contemporain avec vitraux splendides, sculptures prêtées par le musée local, bel escalier en bois, tableaux années 1920/1940 sur le thème de la corrida, mobilier high tech, tables soignées, céramiques et bar ouvert.

Cèpes et chips d’ail © GP

L’an passé, le wonderboy landais, Philippe Lagraula, qu’on connut jadis à Dax, à « Une cuisine en ville », où il reçut rapidement l’obole d’une étoile, avant de filer à Bordeaux, y a fait retour dans sa région d’origine. Et ce toujours jeune ancien de chez Troisgros à Roanne, Bras à Laguiole, Nicolas le Bec à Lyon, qui n’a pas perdu la main, élargit sa palette.

Encornets et jambon Ibaiama © GP

Il joue la carte bistronomique près du bar et en terrasse, tous les jours, tout en proposant deux menus cartes gastronomiques le soir. Son chic? Mêler tradition du Grand-Ouest et produits landais avec son toucher moderne, vif, fin, léger, savoureux, contrasté, épicé, mariant les produits de saison aux techniques actuelles. On comprend que ce Lagraula là, en version gastronomique vise à nouveau l’étoile.

Foie gras chaud au gingembre © GP

Il séduit en tout cas avec ses cèpes Landais aux chips d’ail, ses encornets frais mariés au jambon Ibaiama, sa nage d’épices douces, ses coquilles St Jacques poêlées au piment jaune, flanquées de noisettes et romarin, comme son foie gras de canard chaud de la ferme Jean Sarthe à Cauna – aux délices de Saint-Orens – marié au gingembre et kiwi, enfin le délicat ris de veau, avec cèpes et courge butternut qui jouent une petite musique landaise et automnale de grand charme, avec raffinement et subtilité.

Ris de veau, cèpes et courge © GP

En dessert, le chocolat Apurimac du Pérou marié au fruit de la passion et au praliné permettent d’achever en douceur et fraîcheur. Et côté vins, les Landes (Tour Blanc « summertime » en blanc à Parleboscq, Chiroulet de la famille Fezas en rouge version boisée), ou le bordelais (château Guillot-Clauzel à Pomerol en 2015) jouent la découverte et la séduction. Voilà une maison à redécouvrir.

Chocolat Apurimac, passion et praliné © GP

Villa Mirasol

2 boulevard Ferdinand de Candau
40000 Mont-de-Marsan
Tél. 05 58 44 14 14
Chambres : 120-145 €
Menus : 35 (bistrot), 48 (bistrot), 68 (découverte), 90 (dégustation) €
Fermeture hebdo. : Lundi, dimanche soir (au déj. pour la partie gastronomique).
Site: www.villamirasol.fr

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Publié le 7 novembre 2021 par
Catégorie : Coups de coeur, Restaurants Tags :

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