NEO, ce gourmand

Article du 22 janvier 2021

Il s’appelle Nicolas d’Estienne d’Orves. On l’appelle NEO, avec un sens évident du raccourci. On l’a souvent chroniqué – et même vertement critiqué sur ce blog. Car ce passionné est un boulimique, qui convainc par ses passions, mettant parfois à côté de la plaque, mais toujours avec entrain, drôlerie, belle humeur. Romancier de talent, gourmand des mots, membre – le plus jeune de la bande – du Club des Cent – il conte ici avec faconde son intronisation, il mêle tous ses talents dans un petit livre livre délicieux où se mélangent, se mêlent, se tissent ses passions, ses gourmandises, ses obsessions.

La folie des abats, la passion de l’andouillette et de la tête de veau (transmise à son fils aîné), de la cuisine asiate (communiquée par sa compagne, « demi-nem« , Camille), les péchés confessés pour McDo (qu’il préfère à Paul, qu’il honnit, comme une boulangerie façon Disneyland), Haribo et Kinder (dont il explique les origines teutonnes avec une faconde précise), les hommages à des gourmets méconnus, passionnés et foldingues (Emmanuel Giraud, Sébastien Lapaque, sans omettre le redoutable Rober-Julien Courtine) se retrouvent là avec un mélange de drôlerie et de sagesse, comme le récit picaresque de son premier anniversaire familial et gourmand, éminemment picaresque au Fouquet’s. A le lire avec gourmandise, on a envie de dévaliser une charcuterie sérieuse, façon Vérot, de s’attabler chez Lipp, mais aussi et surtout chez Yves Camdeborde, chez Thierry Breton ou chez Stéphane Jego.

NEO livre ici, en brefs chapitres, riches, copieux, cinglants, le meilleur de lui-même. Bon appétit à tous!

Petit Eloge de la Gourmandise de Nicolas d’Estienne d’Orves (Editions François Bourin, 182 pages, 12 €).

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Publié le 22 janvier 2021 par

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