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Le métier de mourir de Jean-René Van der Plaetsen

Article du 24 septembre 2020

Je ne suis pas sûr de croire au héros trop parfait de ce « métier de mourir », alias Belleface, ex légionnaire, ex rescapé de Treblinka, ex enfant du ghetto de Varsovie, devenu colonel de Tsahal, puis officier anonyme dans l’armée de Liban Sud, qui surveille une zone tampon entre Israël et le Liban. Ce revenant de toutes les guerres, qui s’est vengé dans le silence de cet officier SS ayant massacré sa famille, relit l’ancien Testament, cite l’Ecclésiaste à tout va, tout en pleurant Ruth, sa compagne assassinée, cachant son désespoir, en veillant un jeune engagé français qui pourraît être son fils. Un désert des tartares à la sauce Moyen-Orient, prônant l’alliance des Juifs et des Chrétiens, raconté par un journaliste militant, qui fut casque bleu de l’ONU et se souvient de « sa » guerre du Liban : voilà ce qu’a fait et réussi l’auteur de « la Nostalgie de l’Honneur » (prix Interallié, 2017). C’est habile, répétitif, certes, mais joliment construit, savamment pesé, finement instillé.

Le métier de mourir, de Jean-René Van der Plaetsen (Grasset, 270 pages, 19,50€).

A propos de cet article

Publié le 24 septembre 2020 par
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Le métier de mourir de Jean-René Van der Plaetsen” : 1 avis

  • Pascal

    « cite l’Ecclésiaste à son tout vent »
    Peut-être faudrait-il prendre le temps de se relire…

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