Dans l’atelier de René Char

Article du 3 avril 2020

Le plus exemplaire des livres de confinement? Celui-ci assurément, qui ouvre grandes les portes de l’atelier du poète, évoque son amitié, son travail, sa complicité avec les peintres (ces « alliés substantiels« ), les écrivains (Camus, Eluard, Gracq, Saint-John Perse) revisite son oeuvre à la lumière de ses essais, de ses tâtonnements,  ses origines, ses obsessions, ses racines. L’homme de la  Sorgue, l’ermite des Busclats, le patient randonneur des « trois parcelles du Luberon » comme des chaumes d’Alsace se livre ici avec ses manuscrits retrouvés, le dialogue, entre mots et signes, avec Wifredo Lam, Picasso, Matisse, Braque, Brauner, Miro, de Staël et tant d’autres. Il faut ici prendre son temps, ne pas seulement lire page après page, mais reprendre son pas, retrouver son rythme, savoir faire marche arrière. « Là où nous sommes, dit le poète, il n’y a pas de crainte urgente« .

Dans l’atelier du poète de René Char (Quarto Gallimard, 1064 pages, 350 ill., 29,59 €).

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Publié le 3 avril 2020 par

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